Les ventes de livres papier ont augmenté en 2016, et peuvent remercier les réformes scolaires. Le livre numérique se vend lui de mieux en mieux, grâce aux ouvrages universitaires.

Livre papier et livre électronique progressent encore
Livre papier et livre électronique progressent encore © Radio France / Olivier Bénis

En 2016, les éditeurs peuvent dire merci à la réforme qui a touché tous les programmes du CP à la 6e : ils ont permis de vendre bien plus de manuels scolaires et donc bien plus de livres qu'avant, et ce malgré un essoufflement des ventes en littérature, le secteur le plus porteur. Une petite hausse globale (+4,25 %) qui est largement due à l'enseignement (dont les ventes font un bond de 38,9 %, la plus forte progression). C'est ce qui ressort de l'étude annuelle du Syndicat national de l'Édition, publié ce jeudi.

Du côté du papier, si la littérature est évidemment indétrônable (avec 586 millions d'euros de chiffre d'affaires), le scolaire est en embuscade avec 404 millions d'euros. Juste derrière, les ouvrages en sciences humaines et sociales avec 375 millions d'euros. La bande dessinée, les comics et les mangas ne rapportent "que" 245 millions.

L'école et le collège font flamber le papier, le droit réjouit le numérique

Les ouvrages scolaires ont aussi donné un sacré coup de pouce au livre numérique : les ventes d'ouvrages scolaires "dématérialisés" atteignent 6,1 millions d'euros, 26,3 % de plus qu'en 2015. Là encore, le Syndicat national de l'édition se réjouit de l'arrivée progressive des nouveaux manuels. Mais ce sont les ouvrages universitaires qui explosent : de 138 à 188 millions d'euros, soit 80 % des ventes numériques en 2016 (+35,9 % en un an). Le SNE salue notamment une autre réforme, celle du droit des obligations, qui a obligé bon nombre de juristes à se mettre à jour.

Au total, le livre numérique reste tout de même largement derrière son glorieux ancêtre. Il ne représente que 8,65 % du chiffre d'affaires total des ventes de livres des éditeurs, mais connait tout de même une forte progression, à comparer avec la situation aux États-Unis, où les ventes ont baissé de 16 % entre 2015 et 2016. Mais là-bas, les ventes numériques représentent presque un quart (23 %) des ventes de livres.

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