Cent radars supplémentaires d'ici fin 2013
Cent radars supplémentaires d'ici fin 2013 © Maxppp / Jean-Baptiste Quentin

C'est une première en dix ans, les recettes engendrées par les radars ont diminué en 2013. L’État a encaissé moins de 600 millions d'euros, en cause notamment un changement de prestataire et les dégradations liés au mouvement des Bonnets rouges.

La baisse des recettes des radars en 2013, pour la première fois depuis dix ans, peut s'expliquer par plusieurs facteurs concomitants. Le dernier rapport de la Cour des comptes sur les radars automatiques relève d'abord une chute brutale du nombre de radars en bon état de fonctionnement, passant de 95% début 2013, à 80% en milieu d'année.

Cette dimintution s'explique en partie par le changement, sur cette même période, du prestataire chargé de la maintenance. La cour des comptes note également dans son dernier rapport, que près d'un quart des infractions constatées par les radars automatiques ne se transformait pas en contraventions à cause de dysfonctionnements divers. C'est le cas notamment des clichés qui ne sont pas exploitables ou des véhicules qui ne sont pas identifiables.

Les Bonnets rouges n'y sont pas pour rien

Il faut ajouter à cela le mouvement des Bonnets rouges, qui n'a pas fait que des dégâts sur les portiques Écotaxe. Selon le ministère de l'Économie, au moment des manifestations contre le projet de taxe pour les poids lourd, fin 2013, une centaine de radars automatiques ont subi des actes de vandalismes.

Enfin, cette baisse peut s'expliquer par un meilleur comportement des automobilistes. Les chiffres de la sécurité routière plaident en tout cas dans ce sens. Depuis l'installation du premier radar en octobre 2003 dans l'Essonne, le nombre de mort sur les routes a été divisé par trois.

►►► POUR EN SAVOIR PLUS | Le rapport de la Cour des Comptes

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