Après les difficultés de son abattoir de Lampaul-Guimiliau, Gad avait recentré son activité sur le site de Josselin.
Après les difficultés de son abattoir de Lampaul-Guimiliau, Gad avait recentré son activité sur le site de Josselin. © MaxPPP / POL DERWENN

Les élus du personnels des abattoirs de Gad ont rendu un avis négatif ce vendredi soir la mise en liquidation judiciaire. Désormais, pour sauver le site de Josselin, un repreneur doit déposer une offre sans tarder.

Ce vendredi après-midi à Rennes, les élus des abattoirs de Josselin sont sortis très marqués de la réunion du comité central d'entreprise. Annick Le Guével, déléguée CFDT, espère maintenant qu'une"offre de reprise sera faite au plus vite" pour que "l'avenir de tous les salariés soit assuré".

Les explications de Quentin Chillou pour France Inter :

La demande de mise en liquidation judiciaire de Gad, décidée par la direction de l'abattoir de porcs a été déposée au tribunal de commerce courant août. La société a été placée en redressement judiciaire en février 2013.

En octobre dernier, la justice avait validé un plan de continuation, entérinant la suppression de plus de 800 emplois, principalement dans l'abattoir de Lampaul-Guimiliau, dans le Finistère.

Intermarché se fait désirer

Les représentants du personnel estiment que le seul espoir pour le moment reste le groupe Intermarché. Reste à savoir quand l'offre de l'enseigne sera officiellement déposée. Pourtant, en début de semaine, les abattoirs SVA Jean Rozé, filiale d'Intermarché, jugeaient "prématuré" d'évoquer une reprise de Gad, leur concurrent.Lors d'une réunion mardi à Paris, le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll assuraient aux représentants du personnel qu'Intermarché déposerait une offre de reprise d'ici dix à quinze jours. Les choses ne sont visiblement pas si simples.

Eviter la liquidation judiciaire immédiate

Le prochain rendez-vous décisif pour ces salariés est l'audience devant le tribunal de commerce. Elle devrait avoir lieu "probablement dans les premiers jours de septembre" selon le second délégué CFDT, Patrick Piguel. Pour que le tribunal puisse prononcer une liquidation judiciaire avec poursuite de l'activité, il faut qu'un repreneur dépose un dossier de reprise avant l'audience. Sinon, s'inquiète Annick Le Guével,"le tribunal prononcera une liquidation immédiate". Le temps presse. A Josselin, près de 1000 salariés sont concernés. Plus de 800 emplois ont été supprimés l'an dernier.

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