Les madeleines
Les madeleines © CC Colette Ngo Ndjom

La nouvelle biscuiterie Jeannette, née de la reprise de la marque de madeleines liquidée en 2013, a signé vendredi ses deux premiers CDI et a commencé à produire les premières madeleines en attendant des financements complémentaires pour passer à la commercialisation.

Après la liquidation de leur entreprise en décembre 2013, une vingtaine de salariés se sont battus pour faire revivre leur marque, occupant l'ancienne usine, vétuste, pendant plus de 10 mois, y relançant ponctuellement la production. Vendredi les locaux flambants neufs de 1.000 m2 de Jeannette, ont été officiellement inaugurés à Démouville, dans l'agglomération de Caen, par Georges Viana.

L'homme d'affaires franco-portugais a repris l'entreprise qui emploie pour l'heure deux salariés, des ex-Jeannette licenciés en 2014 et qui ont signé leurs nouveaux CDI sous les applaudissements. Georges Viana espère pouvoir embaucher 15 autres personnes en septembre. Mais pour celà l'entrepreneur doit encore trouver 350.000 euros, lui qui a réussi à collecter, via deux opérations de financement participatif, au moins 275.000 euros après avoir en vain cherché de l'argent auprès des banques.

Des Jeannettes "haut de gamme"

Le nouveau financement doit aussi servir à acheter un second four pour produire une tonne de biscuits par jour et commencer à commercialiser les gâteaux à partir du 18 septembre . Les nouvelles recettes ont été conçues par le pâtissier meilleur ouvrier de France Philippe Parc, en partenariat avec la Biscuiterie de l'abbaye. Des biscuits plus chers, mais fabriqués avec les meilleurs matières premières et totalement "made in France".

Marie-Claire Marie, 57 ans, a signé son contrat à durée indéterminée en première, elle qui avait expliqué en janvier que ce Jeannette représentait dans sa vie : "40 ans de vie, 40 ans d'investissement, 40 ans de solidarité avec les copains".

Le reportage d'Elodie Fôret

1'11

madeleines Jeanette

Au moment de sa liquidation, Jeannette employait 34 personnes. Dans les années 70, la biscuiterie comptait près de 400 salariés.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.