Blocage des routiers le 26 janvier 2015
Blocage des routiers le 26 janvier 2015 © Radio France / Franck Dubray

Malgré l'annonce d'une reprise des négociations avec le patronat jeudi, la CFDT Transport (majoritaire) a lancé de nouvelles actions mercredi, visant en priorité les "grands groupes de transport". Des sites pétroliers, industriels et logistiques ont été bloqués.

Le coup d'envoi a été donné dans la nuit de mardi à mercredi, avec le blocage de zones pétrolières à Lyon, La Rochelle et Donges (Loire-Atlantique), puis de zones industrielles au sud de Rouen et près du Havre. Les cibles sont clairement établies : surtout pas les particuliers, mais plutôt les grands groupes, autrement dit ceux dont les propriétaires adhèrent aux fédérations patronales (FNTR, TLF, UNOSTRA).

François Desplans s'est rendu à Grandpuits, en Seine-et-Marne, où les routiers bloquent la raffinerie

Au total, ce sont près d'un millier de militants qui participent à l'opération. "La bonne nouvelle, c'est que la mobilisation est plus importante que prévue", assure Fabian Tosolini, porte-parole du syndicat CFDT Transport. Un délégué CFDT évoque "des camions bloqués dans leurs dépôts".

Situation du blocage des routiers à midi
Situation du blocage des routiers à midi © IDÉ

Bras de fer

Depuis l'interruption des négociations, le mouvement tend tout de même à s'essoufler, sauf dans certains bastions comme Rennes, Caen ou Bordeaux.

L'objectif, c'est évidemment de faire monter la pression avant le retour à la table des négociations le lendemain. Car les dernières discussions ont été infructueuses : le 20 janvier, syndicats et patronat s'étaient quitté sans réussir à trouver un accord.

Les patrons proposent une revalorisation de 1 % pour les cadres et de 2 % pour les coefficients salariaux les plus bas, actuellement payés en-dessous du Smic. Les syndicats, eux, espèrent obtenir une augmentation de 5 % pour les 650 000 salariés du transport routier, mais aussi l'instauration d'un 13e mois et la suppression de la carence maladie.

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