les salariés de l'usine lfoundry à rousset craignent un plan social
les salariés de l'usine lfoundry à rousset craignent un plan social © reuters

Ils étaient 300 à Marseille pour pour protester contre la liquidation de l'entreprise de fabrication de semi-conducteurs contrôlée par un groupe allemand.

Le responsable CFDT Jean-Yves Guerrini a été reçu "trois minutes sur le trottoir devant le consulat", le temps de remettre un tract et d'expliquer "brièvement" selon le vice-consul la raison de la manifestation. La raison, on pouvait la lire sur la banderolle brandie pendant la manifestation :

Gibt uns unser Geld zurück (rendez-nous notre argent, en allemand)

Les salariés de LFoundry ont dénoncé le "pillage industriel" dont la société aurait été victime de la part de l'actionnaire allemand qui a racheté les parts de l'ancien propriétaire américain Atmel en 2010. Le groupe allemand LFoundry fait l'objet d'une information judiciaire du parquet de Paris pour abus de biens sociaux, les employés l'accusant d'avoir fait disparaître 20 millions d'euros des comptes de l'entreprise.

Le reportage devant le consulat d'Allemagne d'Isabelle Dor

LFoundry, qui emploie 613 salariés sur son site de Rousset (Bouches-du-Rhône), dont 150 viennent de quitter l'entreprise dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi, a été placée jeudi en liquidation judiciaire avec cessation immédiate d'activité. Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg a arraché un délai supplémentaire de trois mois qui doit servir notamment à évaluer la crédibilité d'une offre de reprise de l'outil industriel. Jean-Yves Guerrini n'y croit pas :

Pour entretenir le site pendant ces trois mois il faut 4,5 millions d'euros, or il ne reste qu'un million dans les caisses de la société. C'est au début, quand nous avons été mis en redressement judiciaire, que l'Etat aurait dû aider l'entreprise et chercher un repreneur.

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