Un comité de groupe "de stratégie et de réorganisation" est prévu ce lundi au siège social du groupe Vivarte (La Halle, André, etc.), à Paris. Les salariés s'attendent au pire.

Les magasins La Halle ont raté leur nouveau positionnement, initié en 2012
Les magasins La Halle ont raté leur nouveau positionnement, initié en 2012 © AFP / THOMAS OLIVA

Trois enseignes du prêt-à-porter français sont menacées, ce lundi. Les salariés du groupe Vivarte, qui détient notamment les enseignes La Halle, André, San Marina et Caroll, redoutent le pire à l'occasion d'un comité de groupe dit "de stratégie et de réorganisation", ce lundi matin, au siège du groupe à Paris.

200 magasins menacés

Le groupe, qui compte un peu moins de 20.000 salariés en France, pourrait se retrouver amputé de quelque 2.000 postes, après une première série de coupes en 2015. Si ce plan social est confirmé, les magasins André sont menacés, mais c'est surtout la Halle aux Chaussures qui devrait y laisser des plumes : 200 magasins seraient amenés à fermer.

Pour les syndicats, si Vivarte ne va plus bien, c'est d'abord de la faute de ses dirigeants et de ses investisseurs trop gourmands. Depuis 10 ans, le groupe est aux mains "de fonds spéculatifs qui se sont goinfrés et continuent de le faire", peste la CFDT, qui n'hésite pas à taxer l'actuel PDG, Patrick Puy, de "fossoyeur".

Un plan de transformation des magasins qui a échoué

"Au moins, certains de ses prédécesseurs avaient un projet", déplore la CGT, "même s'ils ont tourné au fiasco". Le syndicat cite notamment Marc Lelandais : arrivé en 2012, ce chef d'entreprise avait décidé de révolutionner La Halle. Les magasins ont été refaits à neuf pour un coût non négligeable : 475 euros le mètre carré. Des contrats avaient été signés avec des people, notamment le basketteur Tony Parker.

Le pari avait échoué. La note, au vu des résultats, était salée : avec 250 magasins déjà fermés, les salariés ont commencé à la payer en 2015. Les syndicats s'attendent à une nouvelle saignée, avec 1.200 à 2.000 emplois en danger.

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