Comme prévu la CGT et Force ouvrière ont refusé de signer cet accord
Comme prévu la CGT et Force ouvrière ont refusé de signer cet accord © MaxPPP

Après huit mois de négociations, le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) ont validé vendredi l'accord destiné à renflouer les caisses déficitaires des retraites complémentaires Agirc-Arrco.

Syndicats et patronat s’étaient retrouvés dès 9h ce matin pour examiner point par point la proposition du Medef pour sauver le régime des retraites complémentaires Agirc-Arrco et assurer un retour à l'équilibre en 2024, contre trois milliards de déficits cumulés aujourd'hui. Quelques heures plus tard, en début d’après midi, après huit mois de négociations, le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) validaient l'accord.

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Les salariés du privé incités à travailler une année de plus

Le document, qui doit être formellement signé dans les jours qui viennent, incite les salariés à travailler une année de plus à partir de 2019, une fois réunies les conditions d'une retraite à taux plein. Sinon, ils subiront une décote de 10% de leur pension complémentaire pendant deux, voire trois ans.

Bonus-malus sur les retraites complémentaires

Il y a deux semaines, la CFDT, CGC et CFTC avaient accepté le principe d'un système de bonus-malus sur les retraites complémentaires, avec pour but d’inciter dès 2019 les salariés à travailler une année supplémentaire une fois atteint l'âge légal du départ à la retraite, soit 62 ans. Un principe alors dénoncé par Force Ouvrière et la CGT qui avaient d’ores et déjà annoncé qu’ils ne signeraient pas l'accord. Comme prévu, donc, la CGT et Force ouvrière, qui ont assisté à la réunion, ont refusé de signer cet accord, qui ouvre selon eux la voie à un report de l'âge de départ à la retraite.

Les explications de Laurent Kramer

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