Le ministre de l'Economie a donné le coup d’envoi de cette "Grande Marche", une consultation nationale, sur les réseaux sociaux avant de filer à Matignon pour une réunion avec les acteurs du secteur pétrolier.

Mais encore faut-il convaincre les Français et Françaises de parler. Les débuts ont été laborieux pour les soutiens d’Emmanuel Macron, comme l’a constaté pour France Inter Julie-Marie Leconte, dans le 18e arrondissement de Paris, où elle a suivi Stéphane Loïc et Jules. Parmi les réponses entendues : "On est samedi, vous n’allez pas réveiller les gens comme ça ", "c’est de la com, de la poudre aux yeux ".

Le double-jeu d’Emmanuel Macron

Pendant ce temps, Emmanuel Macron était à la réunion avec les acteurs du secteur pétrolier. Comment arriver la tête haute à Matignon en ministre loyal alors qu'on vient de lancer ce qui a tout d'une opération de pré campagne moins d'heure avant? Comment prétendre faire corps avec un gouvernement en pleine crise quand on ciselle u une trajectoire toute personnelle?

"Je lui ai déjà dit ", confie un ami de François Hollande, l'ambiguïté est devenue sa spécialité.

Quant aux proches de Manuel Valls, ils n'ont même plus envie de répondre : "j'ai d'autres chats à fouetter" , coupe un député. "Il a son mouvement, il le fait, cela ne m'intéresse pas ", boude un autre, comme s'il espérait limiter ainsi l'ampleur de la publicité.

Il agace, bien sûr, ce ministre qui garde son calendrier alors que la loi Travail dont il est l'une des chevilles ouvrières déclenche la tempête. Dans son entourage, on présente les choses un peu différemment : c'est le mouvement qui a son propre agenda. Le porte à porte permettra aussi de faire remonter le ressenti des français sur la réforme insiste une conseillère.

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