Le calcul des pertes comptables de la SNCF s'éléve à 12,2 milliards d'euros
Le calcul des pertes comptables de la SNCF s'éléve à 12,2 milliards d'euros © MaxPPP

Une manifestation unitaire (CGT, UNSA, Sud et CFDT) est prévue ce mardi à 11h30 pour peser sur les négociations autour des conditions de travail. Une nouvelle étape pour tenter de faire monter la pression sur la direction...

À l'origine de cette nouvelle manifestation parisienne, de la gare Montparnasse au ministère des transports, il y a toujours le texte définissant l'organisation et le temps de travail pour les entreprises du rail , de la SNCF à Veolia. Il doit être adopté avant le 1er juillet, date fixée par la loi. Mais avant même de battre le pavé, les syndicats pensent déjà à la suite.

Rien à gagner mais beaucoup à perdre

Leur objectif commun : que les règles du jeu dans le rail soient les plus proches possible du statut de cheminot , sur les jours de repos par exemple. La question porte moins sur les revendications que sur les moyens d'action. La CGT, aiguillonnée par Sud, propose deux fois deux jours de grève ce mois-ci, et un arrêt de travail reconductible au 1er juin. Ce qui donnerait a minima une grève les 18, 19, 23 et 24 mai.

Localement, certains poussent à la grève plus près encore du coup d'envoi de l'Euro de football, le 10 juin . Au niveau national, les syndicats réformateurs hésitent à suivre.

Tout dépendra sans doute de la nouvelle copie des patrons des transports. Ils la présentent aujourd'hui, dans une version qu'ils promettent améliorée. Mais elle ne s'alignera jamais à 100 % sur le statut des cheminots.

Les salariés SNCF n'ont donc rien à gagner : ils peuvent en revanche éviter de perdre. Le président Guillaume Pepy en est persuadé, les syndicats n'iront pas à l'échec. Sans convention collective du ferroviaire, la concurrence serait trop inégale à partir de 2020. Inquiétant, dit-il, pour l'avenir de l'entreprise.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.