Cette hausse de 5 % du prix de l'électricité aux particuliers était prévue le 1er août. Or l'Anode, l'association des concurrents d'EDF, réclamait que l'opérateur soit traité à la même enseigne, s'appuyant sur la loi qui réclament des hausses de tarifs permettant de couvrir les coûts de l'opérateur historique.

L'arrêté attaqué a concrétisé l'annonce de la ministre de l'Energie Ségolène Royal, en juin, de geler les tarifs pour les particuliers au 1er août et de procéder à l'automne à une augmentation moins importante que prévu mais pas encore précisée.

EDF chute en Bourse

"Sans se prononcer sur le bien-fondé des critiques formulées contre l'arrêté du 28 juillet 2014, le juge des référés a estimé que la condition d'urgence (...) n'était pas remplie", a fait savoir le Conseil d'Etat dans un communiqué.

"Le Conseil d'État se prononcera prochainement, au fond, sur la demande d'annulation introduite par l'Anode contre ce même arrêté", a-t-il ajouté.

Ces annonces ont accéléré les pertes du titre EDF en Bourse, qui reculait de 2,61% à 25,15 euros à 11h14, accusant la plus forte baisse du CAC 40.

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