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A Marseille, Lyon et Paris, les taxis manifestent depuis ce matin à l’appel de cinq syndicats, pour dénoncer la "concurrence déloyale" qu’ils subissent, selon eux, de la part des voitures avec chauffeur.

A Paris, ils étaient plusieurs centaines de taxis rassemblés aux aéroports de Roissy et d'Orly, bloquant parfois la prise en charge des clients.

Les voitures ont convergé ensuite vers les Invalides, où les organisateurs attendent un millier de taxis.

Les manifestants -qui répondent à un appel de la CFDT, CGT, FO, SDCTP et CST- dénoncent la concurrence des voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC), en pleine croissance actuellement, mais également le relèvement de la TVA sur les transports de 7 à 10 %. Ils réclament aussi une "négociation nationale" sur les conditions tarifaires du transport des malades, en partie exploité par les taxis.

Nous autres, quand on paie notre licence 230.000 euros. Les VTC, ils paient 120 euros. Vous trouvez ça normal ?

L'appli Uber débordée par les démandes
L'appli Uber débordée par les démandes © Valeria Emanuele

Sans signalétique lumineuse, les VTC peuvent être réservés pour une course mais n'ont en théorie pas le droit de prendre des passagers à la volée dans la rue, mais les taxis les accusent d'opérer sans réservation.

Pour calmer les fédérations patronales, un décret impose depuis le 1er janvier aux VTC un délai de 15 minutes entre la réservation et la prise en charge. Mais cet arbitrage n'a pas suffi à apaiser les syndicats, qui réclament une réglementation plus stricte.

"Aujourd'hui, c'est deux poids, deux mesures", dénonce Régine Legrand, chauffeur de taxi "depuis 18 ans". "Ils prennent les voies réservées aux bus, ils font du racolage. Même dans les aéroports, ils chargent à la volée, alors que nous on est obligés de passer par la base arrière des taxis. On ne se bat pas à armes égales", assure-t-elle.

Le reportage de Philippe Randé

Les chauffeurs de VTC, eux, se plaignent d'agressions de la part de taxis

Des passagers et des chauffeurs privés ou chauffeurs de taxi non-grévistes ont fait état, via Twitter notamment, d'agressions de la part de grévistes : insultes, jets d'oeufs et de pierres, vitres, rétroviseurs cassés, pneus crevés...

Yan Hascoet, PDG de Chauffeur-Privé a dénoncé ces agressions dans un communiqué. "Au-delà de l'impact financier lié à la dégradation des véhicules cibles de jets d'÷ufs et de pierres (parfois avec des clients), nos chauffeurs sont bien évidemment choqués par ce qu'ils ont vécu", écrit-il.

Selon lui, deux chauffeurs de la société se sont fait agresser près de la gare Montparnasse et à l'aéroport d'Orly. Des chauffeurs de la société Uber ont également été pris à partie.

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