Alors que le gouvernement retient pour la première fois l'idée d'un rachat des licences, les taxis reconduisent leur mouvement ce mardi. Ils bloquent les abords de l'aéroport de Toulouse Blagnac et les abords du site d'Airbus.

Taxis toulousains
Taxis toulousains © DDM / T. Bordas

Deux mois après la grande vague de contestation nationale et le blocage pendant plusieurs jours d’axes à Paris, Marseille, Lyon ou encore Toulouse, les taxis se sont mobilisés à nouveau. Mais cette fois, uniquement dans la ville rose.

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"Nous bloquons notamment pour exiger la fin du statut de VTC, l'usage exclusif de la géolocalisation par les taxis, le retour à la TVA à 5,5% et la défiscalisation de la TIPP (taxe sur les produits pétroliers)", dit Stéphane Abeilhou , le porte-parole de l'association de défense des taxis toulousains, au micro de Frédéric Bourgade.

Le gouvernement s'engage à racheter les licences de taxis

Réunissant des représentants des chauffeurs de taxis lundi, le secrétaire d'Etat aux Transports a présenté sa feuille de route pour sortir de la crise face aux VTC. Alain Vidalies retient pour la première fois le principe d'un fonds de garantie pour les taxis, une proposition du médiateur Laurent Grandguillaume. Financé par l'ensemble du secteur, ce fonds doit permettre "le rachat par l'Etat des licences cessibles, pour les chauffeurs de taxis volontaires", souligne le document.

Poursuite du mouvement mardi

Malgré l'annonce du gouvernement, le mouvement devrait se poursuivre ce mardi, cette fois-ci uniquement autour de l'aéroport de Toulouse Blagnac.

Si c'est l'Etat qui nous rachète notre licence, il ne nous donnera jamais l'équivalent de ce qu'on a payé. Et s'il nous dit du jour au lendemain "vous nous rendez la licence", on sera sans travail selon Pascal, chauffeur à Toulouse L'entrée principale de l'aéroport est bloquée, la majeure partie des flux de voitures se retrouvent dans une situation compliquée confirme mardi matin le porte parole de l'aéroport de Toulouse Blagnac

Emmanuel Macron au centre des critiques

car ce que réclament les taxis en colère, c'est la fin pure et simple de la concurrence des VTC, et le respect de la lmoi Thevenou qui rend exclusive aux taxis la géolocalisation des véhicules. Prochaine réunion sur le sujet entre l'Etat et les taxis : fin juin.

La date de la manifestation de lundi n’avait pas été choisie au hasard, avec les réunions entre le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies, déjà en première ligne en janvier, et les représentants des chauffeurs VTC et de taxis.

Mais c'est un autre ministre, celui de l'Economie, qui se trouve au centre des critiques. Emmanuel Macron est accusé par les manifestants de libéraliser le secteur et de fragiliser 15 000 taxis.

La concurrence des VTC est déloyale.

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