Boite aux lettres
Boite aux lettres © CC Lettuce

La Poste a été autorisée vendredi par l'Arcep à augmenter les tarifs des timbres et des colis de 5,2% par an, dès le 1er janvier 2015, afin de compenser ses difficultés financières liée au développement des échanges par mail.

Entre 2008 et 2012, le volume de courrier a diminué de 4,3% par an. En 2013 la baisse a été de 5,5%r. Une tendance, également observée dans les autres pays européens, qui devrait encore s'accélérer pour atteindre 6,3% an en moyenne au cours de la période 2015-2018, selon l'ARCEP, l'autorité de régulation des communications électroniques et des Postes.

L'arcep a donc accédé à la demande de la Poste qui est donc autorisée à augmenter à nouveau ses tarifs, sur cette même période 2015-2018, de 5,2% en moyenne, en tenant compte d'un taux moyen d'inflation de 1,7% par an sur cette période.

Les explications de Delphine Simon

La Poste n'a pas encoré détaillé les augmentations qu'elle compte pratiquer, ni quels tarifs (types de timbres ou de colis) seront particulièrement concernés.

Mauvaise solution pour les syndicats de la Poste

Commentant cette annonce, la CGT, premier syndicat du groupe, juge que La Poste et l'Etat actionnaire majoritaire, "s'apprêtent à faire les poches des Français". Pour SUD-PTT, deuxième syndicat, '"augmenter les tarifs reviendra à encourager les grands clients de La Poste à accélérer leur désengagement du courrier physique, à franchir un point de non retour". Pour Alain Barrault (CFDT), cette hausse des prix va faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'entreprise, mais risque dans le même temps d'accroître la chute du courrier.

Infographie Poste/timbre
Infographie Poste/timbre © ide
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