Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale, devant les salariés en colère et en larmes
Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale, devant les salariés en colère et en larmes © Radio France / Éric Turpin

C'est sans doute la fin du voyage pour les quelque 500 salariés du site normand. Le tribunal de commerce de Rouen vient de prononcer la liquidation judiciaire de leur raffinerie. Il accorde toutefois un court délai supplémentaire à d'éventuels repreneurs. Ils ont jusqu'au 5 novembre pour se manifester. En attendant, l'activité du site va continuer, pendant les deux prochains mois.

"Tout ce que j'ai demandé c'est laissez-nous notre chance, évitez ce processus de liquidation. On va nous tuer" , explique Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale, à la sortie de l'audience, devant une centaine de salariés. "On a été lâchés, même du côté du procureur. Il n'y a plus rien. Mais on va continuer à se battre pour trouver un repreneur." Même si, en si peu de temps, la mission est quasi impossible, regrette le syndicaliste. Il évoque quelque 2.000 familles qui risquent de se retrouver sur le carreau, en comptant les sous-traitants.

Le 1er octobre, le tribunal s'était déjà donné un délai supplémentaire pour étudier deux offres de reprises du site. Mais ni l'offre déposée par Alanfandi Petroleum Group, ni celle déposée par Net Oil n'ont été retenues.

La raffinerie était en redressement judiciaire depuis le 25 janvier. Mi-juin, la production avait redémarré, pour un contrat temporaire avec Shell (l'ancien propriétaire), d'une durée maximale de six mois.

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