Manuel Valls
Manuel Valls © Radio France

Manuel Valls en a décidé (à l'unanimité) : la loi Macron sera adoptée, définitivement cette fois, vendredi prochain. Le Premier ministre utilisera à nouveau l'article 49, alinéa 3 de la Constitution qui lui permet de forcer le passage de son projet de loi devant l'Assemblée nationale.

C'est à se demander à quoi servent les interminables débats parlementaires au Sénat et à l'Assemblée nationale, quand un projet de loi finit par être adopté sans vote. Vendredi, le fameux projet de loi Macron, très controversé dans l'opposition mais aussi dans les rangs de la gauche, quittera les deux assemblées par la petite porte, via la procédure déjà utilisée en première et en seconde lecture devant les députés.

Faute de motion de censure déposée par l'opposition (contrairement aux deux premières fois), **le texte sera automatiquement adopté 24 heures après cette annonce** , vendredi après-midi. ### Un ultime recours Reste encore une possibilité pour l'opposition de bloquer le texte (que certains dans les rangs du parti Les Républicains approuvent pourtant globalement) : **le groupe a annoncé qu'il déposerait un recours auprès du Conseil constitutionnel.** **La loi Macron, forte de plus de 400 articles (contre une centaine à l'origine)** doit permettre de relancer l'économie, via une longue série de mesures comme la réforme des professions juridiques, le plafonnement des indemnités pour licenciement abusif, la libéralisation des transports en autocar, l'extension du travail dominical ou encore l'assouplissement de la publicité pour l'alcool.
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