Aéroport d'Orly, terminal Ouest
Aéroport d'Orly, terminal Ouest © Reuters / Charles Platiau

Les agents de la Police de l'Air et des Frontières (PAF) protestent contre la suppression d'un avantage social. A l'appel du syndicat Unité SGP Force Ouvrière, ils renforcent une nouvelle fois ce vendredi les contrôles dans les aéroports parisiens afin de perturber le trafic aérien.

Alors que l'on est en plein chassé-croisé des vacances d'hiver, les files d'attente se rallongent ce vendredi. Comme ils l'ont déjà fait samedi 13 février, les douaniers renforcent leurs contrôles dans les deux aéroports parisiens, à Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly. Et ce vendredi, il faut compter une à deux heures d'attente.

Le point à la mi-journée avec Emmanuel Leclère

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Perturbations dans les aéroports parisiens (reportage d'Emmanuel Leclère)

Un avantage social au coeur de la colère

En cause : la suppression d'un avantage social pour 15.000 agents intervenants dans des zones sensibles en Ile-de-France. L'avantage en question, fixé par une loi de 1991, modifie le calcul de l'ancienneté des policiers et gendarmes affectés sur ces zones sensibles d'Ile-de-France. Il permet d'accélérer leur carrière, et de faciliter leurs mutations. Des policiers de province avaient saisi le Conseil d'Etat en 2011, qui leur avait donné raison. Le Ministère avait donc étendu cet avantage, en 2015, à plus de 15.000 fonctionnaires. Les recours se multipliant, il a ensuite décidé de le supprimer. C'est ce qui provoque la colère des agents. Samedi 13 février déjà, à l'appel du syndicat Alliance, des policiers de la PAF avaient déclenché des contrôles très pointilleux, provoquant de nombreux retards de vols à Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly.

Le gouvernement revient en partie sur sa position

Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, a reçu ce lundi soir les représentants syndicaux, et annoncé l'ouverture de négociations sur le calcul de points pour les mutations, et d'avancements de carrière pour les policiers intervenant dans les zones sensibles franciliennes (RAID, brigades anti-criminalité, CRS, Police de l'Air et des Frontières). Ces annonces ministérielles ont convaincu le syndicat Alliance de renoncer à une nouvelle mobilisation ce vendredi, mais pas Unité SGP Force Ouvrière. Ils seront reçus à 16 heures ce vendredi place Beauvau.

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