manuel valls va tenter de convaincre les partenaires sociaux
manuel valls va tenter de convaincre les partenaires sociaux © reuters

Manuel Valls reçoit les partenaires sociaux cet après-midi à 15h pour leur présenter les grandes lignes du projet de loi sur le dialogue social en entreprise. Après le recours au 49-3 pour faire adopter la loi Macron, le Premier ministre veut calmer les choses.

Ce projet de loi intervient après l'échec, fin janvier, de la négociation sur le dialogue social. Les partenaires sociaux n'ont pas réussi à s'entendre, l’État a donc repris la main pour concocter son texte à lui. Manuel Valls, fidèle à son "réformer pour avancer", espère accélérer le mouvement.

Simplifier la représentation du personnel

L'objectif est de simplifier la représentation du personnel en entreprise qui, de l'avis de tous, est trop compliquée. Elle constitue même un frein à l'embauche car certaines entreprises renoncent à franchir certains seuils, notamment celui des 50 salariés, de peur d'avoir ensuite trop d'obligations en matière de dialogue social.

Pour améliorer le dialogue entre les représentants des salariés et les employeurs, le gouvernement veut mettre en place une représentation externe pour les TPE, les Très petites entreprises de moins de 11 salariés. Il prévoit aussi un regroupement des instances du personnel dans les grandes entreprises, mais pas de fusion totale comme le voulait le Medef.

Pas de "49-3 social"

Les syndicats se disent vigilants à ce que va leur présenter le Premier ministre cet après-midi. Le numéro un de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, ne veut pas de "49-3 social ". De son côté, son homologue de la CGT, Laurent Berger, espère que les propositions du gouvernement ne seront pas "une copie conforme de celles du Medef ". Manuel Valls sait donc qu'il doit rassembler sa majorité sur ce projet que portera le ministre du Travail, François Rebsamen.

La crainte des syndicats, c'est aussi que ce projet de loi sur le dialogue social, vire, comme la loi Macron, au texte "fourre-tout". Ils ont notamment peur que le gouvernement l'utilise pour introduire dans la loi plus de dérogations possibles aux 35 heures.

Le reportage de Véronique Julia.

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