Syndicats et CNAM reprennent ce mardi les négociations sur l'assurance maladie.

Consultation chez un généraliste
Consultation chez un généraliste © Maxppp / François Destoc

C'est la dernière ligne droite dans les négociations de la future convention médicale de l'assurance maladie, entamées en février dernier. Le bras de fer oppose la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM) et les syndicats de médecins qui reviennent ce mardi (après avoir claqué la porte, pour certains) à la table des négociations, qui vont durer trois jours.

C'est le point de blocage principal : les délais de revalorisation de la consultation généraliste de 23 à 25 euros. La CNAM en accepte le principe, mais avec un calendrier d'application en deux temps, faute de budget. Elle souhaite ainsi que la consultation passe d'abord de 23 à 24 euros (au 1er avril 2017), puis dans un second temps seulement de 24 à 25 euros (au 1er avril 2018, soit 2019 pour une année pleine). C'est un "calendrier inacceptable" répondent les médecins, qui entendent mettre à profit ces trois derniers jours de négociation pour revaloriser au plus vite leurs consultations.

"Nous n'aspirons pas à gagner plus, nous aspirons à travailler mieux, à mieux prendre en charge nos patients". Le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des Syndicats Médicaux Français.

Les précisions de Laurent Kramer, du service économie / social de France Inter.

Un milliard d'euros sur la table

L'enveloppe globale proposée par l'Assurance Maladie s'élève, mutuelles comprises, à un milliard d'euros (829 millions de la poche de la CNAM). Elle estime donc avoir fait le maximum pour satisfaire les médecins, et demande donc en contrepartie ce calendrier en deux temps, d'autant que "25 euros tout de suite" coûterait beaucoup trop cher selon la direction de la CNAM.

Faute d'accord avec les syndicats médicaux,  un règlement arbitral avec de nouvelles conditions serait mis en place par l'Etat.

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