Les favoris à la direction du Medef sont désormais en lice dans la course à la présidence de la plus grande organisation patronale de France et la campagne a commencé.

frédéric saint-geours se porte à son tour candidat à la présidence du medef
frédéric saint-geours se porte à son tour candidat à la présidence du medef © reuters

Frédéric Saint-Geours, le patron de l’UIMM, la puissante fédération de la métallurgie est le dernier à être sortir du bois, dans un entretien publié jeudi soir sur le site du quotidien Le Figaro et dès le lendemain, c’est la rencontre avec la presse.

Pour Frédéric Saint-Geours les mesures prises par le gouvernement pour améliorer la compétitivité des entreprises sont insuffisantes. La sortie de crise n'est pas un problème de gauche ou de droite mais de stratégie économique, déclaré celui qui a été directeur de cabinet du ministre socialiste du Budget Henri Emmanuelli en 1984-86, avant de rejoindre Peugeot.

Selon le patron de l’UIMM, "La France est en danger d'être reléguée en 2e division, en danger de décrochage". Il préconise une réduction de 100 milliards d'euros des dépenses publiques pour alléger le poids des charges sociales sans augmenter les impôts.

Sans surprise, il invite en revanche le gouvernement à renoncer à faire payer aux entreprises la taxe exceptionnelle de 75% sur la part des rémunérations de leurs cadres et dirigeants supérieure à un million d'euros par an.

Frédéric Saint-Geours

La taxe à 75% et la réduction des dépenses publiques, des points sur lequel se retrouvent également ses concurrents, de même que sur la réduction des charges sociales ou le report de l'âge légal de la retraite.

C'est le cas de Patrick Bernasconi, négociateur du Medef et ex-lieutenant de Laurence Parisot, qui juge lui aussi la France dans une situation préoccupante. Lui aussi vient d’annoncer sa candidature dans le Figaro. Selon lui il faut réduire de 100 milliards d'euros les dépenses publiques, mais sans casser le modèle social français.

De son côté, le PDG de Virgin Mobile, Geoffroy Roux de Bézieux, un autre favori de la course à la présidence du Medef, dit craindre une dégradation très forte de la trésorerie des entreprises et une accélération des défaillances d'ici l'été. Il demande notamment le rétablissement pour les entreprises de la possibilité de paiement différé des cotisations sociales.

Quant au crédit d'impôt compétitivité-emploi, les contrats de génération et autres emplois d'avenir mis en place par le gouvernement, il estime que tout ça c'est un pas dans la bonne direction mais que ce n’est pas suffisant.

Les autres candidats à la présidence du Medef sont Pierre Gattaz, patron du Groupe des fédérations industrielles (GFI), Thibault Lanxade, patron de PME et l'ex-médiateur de la sous-traitance Jean-Claude Volot.

Au total, sept candidats briguent la succession de Laurence Parisot, dont le mandat arrive à échéance le 1er juillet.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.