François Hollande et le PDG du groupe Lakshmi Mittal se sont entretenus plus d'une heure à l'Elysée mardi 27, mais n'ont pas réussi à trouver un accord pour pérenniser l'emploi sur un site menacé par l'arrêt de sa "phase à chaud". Un comité central d'entreprise d'Arcelor Mittal a eu lieu le 19 novembre à Paris, à onze jours de la date limite imposée au gouvernement pour trouver un repreneur pour la filière liquide de Florange. La direction du sidérurgiste a fait le point sur l'année à venir et les éventuels repreneurs pour le site mosellan. D'après le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, le gouvernement a trouvé un repreneur pour le site ArcelorMittal qui est prêt à investir près de 400 millions d'euros si le sidérurgiste accepte de le céder.

La direction d'Arcelor Mittal avait présenté ce comité central d'entreprise comme une simple réunion « technique » qui porte sur « le projet d’adaptation de la marche des installations d’Arcelor Mittal Lorraine Atlantique à la situation économique et industrielle en 2013 et ses conséquences sociales ». Voilà pour l’ordre du jour.

La réaction de Jean-Marc Vécrin, délégué CFDT à la sortie de ce comité central d'entreprise __

Entre les lignes, ce CCE était aussi l’occasion pour les salariés d’Arcelor Mittal à Florange d’en savoir un peu plus sur l’avenir de la filière liquide du site mosellan. Les syndicats réclament d’ailleurs des précisions sur les pistes de repreneurs potentiels. Même si certains représentant syndicaux n’espèrent déjà plus.

Ecoutez Walter Broccoli, délégué Force Ouvrière, à l'ouverture du CCE

La réunion a débuté ce lundi à 9 heures 30. Une réunion très attendue par les 629 salariés -sur les 2800 que comptent le site de Florange – dont l’emploi est menacé depuis l’annonce du géant indien de l’acier de vouloir se défaire de la filière chaude.

Syndicats du site d'Arcelor Mittal de Florange
Syndicats du site d'Arcelor Mittal de Florange © Radio France

Suite à la visite d’Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, Arcelor Mittal a donné jusqu’à fin novembre au gouvernement pour trouver un éventuel repreneur. Mais les deux hauts-fourneaux de Florange sont déjà à l’arrêt depuis 14 mois et pourraient ne jamais redémarrer.

L’avenir du site de Florange semble sombre, Marion L’Hour

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