INFO FRANCE INTER | Le mois dernier, la justice avait condamné l'enseigne à fermer ses magasins dès 21 h. Elle estimait insuffisante, les compensations offertes aux salariés travaillant jusqu'à minuit. Les huissiers donnaient jusqu'à mardi pour améliorer ces conditions. C'est fait : deux syndicats ont signé.

Un accord a été trouvé entre les syndicats et la direction de Monoprix sur les horaires d'ouverture
Un accord a été trouvé entre les syndicats et la direction de Monoprix sur les horaires d'ouverture © AFP / Philippe Huguen

Sans meilleur accord Monoprix s'exposait à des amendes de 30 000 euros  par magasin ouvert après 21 heures.  Alors, les négociations sont allées vitesse grand V.  Sous pression, l'enseigne a lâché du lest aux syndicats.  

Ces derniers ont obtenu plusieurs avancées. La première concerne les personnels en caisses : après 21 h les heures seront désormais majorées de 25 % et même plus au fur et à mesure de la soirée.  

Dorénavant, un salarié ne pouvant plus compter sur les transports en commun pour l'amener jusqu'à chez lui, pourra également se faire rembourser ses frais de taxi ou de VTC, ce qui n'était pas le cas avant.  Les primes de fermeture passeront de 20 à 25 euros pour les cadres.  Enfin, autre disposition arrachée par les syndicats, les frais de garde pour les salariés avec enfants. Ils passeront de 500 à 1 000 euros par an.  

CFDT et CFE-CGC signataires, CGT en colère

Ces avancées ont fini par convaincre la CFDT et la CFE-CGC. Les deux syndicats signataires de l'accord invoquent une demande forte des salariés. "Pour eux, travailler en nocturne est vital et signifie une rentrée d'argent importante. Depuis la signature, on reçoit un nombre incalculable de textos de la part d'employés qui nous remercient d'avoir signé" assure Patricia Virfolet, représentante de la CFDT. 

Un avis qui diverge avec celui de la CGT. En lutte depuis le début contre le travail de nuit. elle n'en voit pas l'utilité et parle de magasins souvent vides, après 21 h. Le syndicat n'exclut pas de contester ce nouvel accord devant la justice. "On va s'en occuper de très près" prévient une déléguée CGT. 

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