réflexions autour d'une prime à la casse écologique concernant les voitures diesel
réflexions autour d'une prime à la casse écologique concernant les voitures diesel © reuters

On avait cru comprendre que le gouvernement réfléchissait à l'instauration d’une "aide au remplacement des véhicules les plus émetteurs de particules par des véhicules peu polluants bénéficiant du bonus écologique".

Aujourd’hui, interviewe lors du Grand Rendez Europe 1/Aujourd'hui en France/iTélé, Arnaud Montebourg a exclu toute prime à la casse qui risquerait de pénaliser les constructeurs français. Il a aussi écarté l'idée d'une fiscalité pénalisante sur le diesel.

Le régime fiscal dérogatoire en France pour le gazole et le kérosène est mis en cause par la Cour des comptes, qui a remis un rapport à ce sujet le 17 décembre aux ministères de l'Economie et de l'Ecologie.

Hier son cabinet avait indiqué qu'un "travail était en cours", évoquant une "prime de conversion" sans autre commentaire.

Le ministre du Redressement productif veut "une formule qui n'attaque pas le Made in France car nous sommes les meilleurs en diesel" a martelé le ministre dimanche. "Je ne veux pas qu'on nourrisse les constructeurs de voitures qui ne sont pas fabriquées sur le sol européen ou sur le sol français, encore moins".

Arnaud Montebourg a également écarté l'idée d'une fiscalité pénalisante sur le diesel: "Quand vous augmentez la taxe sur le diesel vous dévalorisez le parc de ceux qui ne pourront pas bien vendre" leurs véhicules a-t-il expliqué, au risque de "pénaliser le pouvoir d'achat des classes moyennes et populaires".

Le ministre du redressement productif a reconnu que la prise de décision allait être difficile ; notamment car, si le gouvernement veut "inciter à la conversion" du diesel vers l'essence pour des raisons de santé publique, la décision à prendre relève de la "politique"

Interrogée sur France 3, la ministre de l'Environnement a eu un propos légèrement discordant...

Pour Delphine Batho, il faudra pratiquer "soit une diminution de la fiscalité sur l'essence, soit aider les catégories moyennes et populaires à changer de voitures". "On aura une discussion avec Arnaud Montebourg, rien n'est décidé. Mais c'est un point de santé publique sur lequel on ne peut pas fermer les yeux", a-t-elle poursuivi.

Arnaud Montebourg a dit de son coté miser sur la percée des moteurs hybrides et électriques dont les ventes ont augmenté de "111%, dont la moitié fabriqués en France" pour les hybrides depuis juillet et de "116% pour les moteurs électriques", a-t-il fait valoir.

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Lien image voiture électrique © Radio France

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