Mory Ducros, devenu MoryGlobal, vit sans doute ses derniers jours
Mory Ducros, devenu MoryGlobal, vit sans doute ses derniers jours © Radio France / Nicolas Vallauri

Le sort du transporteur est-il scellé ? La principale offre de reprise de l'entreprise vient en tout cas de tomber à l'eau, entraînant presque automatiquement sa liquidation totale. Les 2 150 salariés restants vont vers un plan social d'ampleur.

C'est le tribunal de commerce de Bobigny qui aura le dernier mot, mardi prochain, après l'examen de la demande de liquidation totale du transporteur. Mais le destin de Mory Ducros, devenu MoryGlobal après une première liquidation qui avait provoqué 2 800 licenciements, semble scellé. Le transporteur normand Malherbe, qui proposait de reprendre 141 personnes sur les 2 150 salariés restants, a en effet annoncé qu'il retirait son offre.

"Plus aucun espoir : on est tous à Pôle Emploi"

Pour Stéphane Boudaud, délégué du personnel, il n'y a "plus de suspense". La société a déjà vu se succéder huit offres de reprises, et la dernière, si elle était "la mieux disante", "n'était pas valable pour autant", selon Jean-Claude Hacquard de la CGT. Aucune de ces offres n'ont convaincu l'administrateur judiciaire. "On va vers une liquidation totale", regrette le délégué syndical.

Pour Michel Della Martire, cariste pour l'entreprise, la déception et le désespoir dominent

Au coeur du problème, le cas de l'activité de messagerie, coeur de métier de MoryGlobal, qui emploie 90 % des salariés. Une activité qui n'intéressait aucun des repreneurs.

Les salariés comptent désormais se battre pour limiter les dégâts au maximum, en réclamant un plan de sauvegarde de l'emploi, comme celui qui avait bénéficié l'année dernière aux salariés licenciés de Mory Ducros. Et ils sont prêts à aller très loin pour l'obtenir, selon un employé dans le Loiret, qui assure que si les "60 millions d'actifs de la société" ne leur sont pas reversés, ils n'hésiteront pas à "foutre le feu" dans les agences. "De toute manière on est foutu, on n'a plus rien à perdre".

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.