Les salariés de Nice Matin en avril sur les marches du Palais à Cannes.
Les salariés de Nice Matin en avril sur les marches du Palais à Cannes. © PHOTOPQR/NICE MATIN / Alain BRUN JACOB

Les salariés du titre de presse en difficulté ont lancé une quête sur Internet pour sauver leur journal. L’idée vient d’une lectrice, Simonne, 91 ans.

Ils demandent 300.000 euros. « C’est une somme minimum, on espère beaucoup plu s », explique Damien Allemand, salarié à Nice-Matin. Grâce au site de crowdfunding Ulele.com, qui sert à financer des projets, ils veulent réunir assez d’argent pour « prendre les investisseurs-licencieurs à leur propre piège ».

Un rêve fou : racheter leur journal

Sur leur profession de foi, ils expliquent avoir l’aide de l’union régionale des Scop, et pouvoir compter sur un banquier vertueux et sur un partenaire privé, prêt à les suivre sur « deal 60-40 ». Les salariés craignent en effet que les repreneurs licencient en masse. Eux promettent « seulement »140 départs volontaires.

L’histoire de cette collecte, racontée par Laurent Vareille, de France bleu Azur.

L’idée ne vient pas d’eux, elle leur a été soufflée par une lectrice, Simonne, 91 ans. Cette femme, qui a tenu toute sa vie un recueil pour animaux, s’est ému de la mort annoncé de son journal, son quotidien avec lequel a vécu depuis des années. Elle a donc sorti son carnet de chèque, puisé 3.800 euros dans ses économies, et les a misé sur les salariés.

On peut pas les laisser comme ça !

« Ca fait 50 ans qu’il me rend service. Quand il y avait des animaux en péril, le journal m’aidait. Et c’est grâce à Nice-Matin si j’ai pu sauver des centaines et des centaines d’animaux . », explique Simonne. C’était leur donneur zéro. Reste maintenant à en trouver d’autres…

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