Parmi les annonces fiscales de François Hollande, une baisse des impôts pour les classes moyennes, mais aussi un message fort, à moins d'un an de la prochaine présidentielle.

François Hollande annonce une baisse d'impôts pour les classes moyennes
François Hollande annonce une baisse d'impôts pour les classes moyennes © Maxppp / OLIVIER HOSLET

Pour François Hollande, la reprise économique et l’inversion de la courbe du chômage, l’une de ses principales promesses de campagne, sont désormais des faits avérés, "indiscutables". Le chef de l’État, malgré l’onde de choc économique du Brexit, mise désormais sur une croissance supérieure à 1,6% et la création d’au moins 200.000 emplois en 2017. Dans le même temps, il annonce ainsi, lors d’un entretien au journal Les Échos, de nouvelles mesures fiscales promptes à soutenir cet optimisme.

Nouvelle baisse d’impôt pour les classes moyenne

Si la croissance est d’au moins 1,7%, un nouveau geste sera envisagé pour les particuliers : une nouvelle baisse d’impôts en faveur des classes moyennes, dans la limite de 2 milliards d’euros, mais aussi le prolongement en 2017 de la prime à l’embauche pour les PME, ou du mécanisme du suramortissement des investissements des entreprises. François Hollande annonce également que la dernière phase du "pacte de responsabilité", qui s’élève à 5 milliards d’euros (sur les 41 milliards que coûte le pacte au total), se fera sous la forme d’une hausse du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

Le Président de la République entend aussi faire profiter les pays des suites économiques du Brexit : "Nous devons adapter nos règles y compris fiscales pour rendre la place financière de Paris plus attractive".

Coup de griffe contre la droite

L’annonce de ces nouvelles mesures est aussi, pour François Hollande, l’occasion de hausser le ton face aux attaques de la droite : "Beaucoup d'inconséquence et peu de justice", "plus de dépenses dans tous les domaines et moins d'impôts dans tous les autres", ironise-t-il, évoquant un "fonds commun de mauvais placement".

Hollande sans regrets

Le président ne renie rien du bilan des quatre premières années de son quinquennat et dément avoir trahi ses promesses électorales, reproche régulier fait par la "gauche de la gauche" : "La trahison, c'eût été de laisser le pays dans l'état où je l'ai trouvé. Je m'en expliquerai devant les Français autant que nécessaire".

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