De nouvelles règles anti-CO2 entrent en vigueur en septembre dans le secteur automobile. Cette conséquence directe de la fraude organisée par Volkswagen entre 2009 et 2015 implique une course contre la montre pour les fabricants, qui doivent homologuer tous leurs nouveaux modèles.

Les nouvelles normes pourraient avoir une influence sur le marché automobile, selon des experts (image d'illustration)
Les nouvelles normes pourraient avoir une influence sur le marché automobile, selon des experts (image d'illustration) © Radio France / Nathalie Doménégo

L'été sera chaud pour les constructeurs automobiles : de nouveaux contrôles CO2 entrent en vigueur au mois de septembre, conséquence du "dieselgate", cette opération de falsification organisée par Volkswagen entre 2009 et 2015 pour dissimuler les véritables émissions de CO2 de ses modèles. 

Le nouveau protocole qui s'apprête à entrer en vigueur est plus strict et plus long, pour donner la réalité des émissions de CO2, en laboratoire mais aussi sur route. Depuis quelques mois s'est donc lancée une course contre-la-montre : les fabricants doivent tous faire homologuer leurs modèles pour qu'ils soient conformes aux nouvelles normes. 

Les constructeurs au pied du mur

Le temps presse, et tous ne sont pas prêts. Volkswagen notamment a encore plus de 200 000 voitures en attente d'homologation. Il fermera même son usine historique quelques jours cet été pour ne pas accroître le stock. Adapter la production, revoir les motorisations, les constructeurs sont au pied du mur.

Chez PSA Peugeot-Citroën, Maxime Picat, directeur Europe, assure que tout est prêt : "C'est très complexe, parce que ça nous oblige à reprendre l'ensemble de nos programmations de mise au point, sur tous les modèles et tous les moteurs. C'est pour cela que la charge de travail est importante : on est obligé de le refaire sur l'ensemble des véhicules. Mais il faut anticiper, ce que nous avons fait". 

Quel impact sur le marché ?

Un travail de longue haleine et un défi technologique pour réduire les émissions de CO2 qui, avec les nouveaux tests, bondissent, parfois au-delà de 20%. Tout cela risque de coûter plus pour Flavien Neuvy, de l'Observatoire Cetelem de l'automobile, qui anticipe un mouvement du marché : "Les constructeurs vont être obligés d'investir plus pour dépolluer les moteurs, ce sont donc des modèles qui coûteront plus cher à la vente. _Et en plus, malgré les efforts des constructeurs, ils seront plus impactés par les malus écologiques_, c'est la double peine pour les automobilistes, qui pourraient les obliger à se tourner vers d'autres modèles". Les modèles SUV pourraient notamment être les plus affectés.

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