Arnaud Montebourg
Arnaud Montebourg © Reuters

Oui, il y a bien une offre de reprise partielle pour l'usine de pneus d'Amiens Nord. Le ministre du Redressement productif l'affirme à nouveau dans Le Parisien. Il est le seul : le patron de Titan et la direction de Goodyear refusent de confirmer.

Le feuilleton continue pour les 1.200 salariés du site d'Amiens Nord. Hier, Arnaud Montebourg démarrait en annonçant une offre de reprise partielle par le géant américain Titan International. Presque immédiatement après, le patron de la multinationale dément, et affirme n'avoir jamais entendu parler d'une telle proposition. La direction de Goodyear embraye, expliquant n'avoir "reçu aucune nouvelle offre" de la part de Titan.

Sauver 333 emplois sur 1.200

Dans une interview publiée ce mardi, le ministre français du Redressement productif contre-attaque. Il explique que la proposition comprend un investissement de "plusieurs centaines de millions (d'euros), dont 40 millions directement sur le site".

J'ai reçu Maurice Taylor, le patron de Titan, qui avait eu des mots extrêmement désagréables sur la France. Il propose de sauver 333 emplois sur 1.200. Il garantit un maintien de l'emploi pendant quatre ans. Nous discuterons de cette offre, qui n'a en effet pas encore été présentée aux partenaires sociaux, demain au ministère avec la CGT Goodyear.

Une information qu'il a également confirmée devant les députés à l'Assemblée nationale.

Les salariés, eux, restent très prudents, Elodie Touchais.

Une première tentative avait échoué au début de l'année après un échange de propos très vifs entre Maurice Taylor et le ministre du Redressement productif.

Le patron de Titan avait affirmé que les employés d'Amiens touchaient "des salaires élevés" en ne travaillant "que trois heures" par jour. Arnaud Montebourg avait dénoncé des "propos aussi extrémistes qu'insultants". "Comment peut-il être aussi stupide ?", avait conclu Maurice Taylor.

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