Une production record, grâce notamment au développement de l'aquaculture, mais une explosion du gaspillage, avec 1 poisson pêché sur 3 qui n'arrive pas dans nos assiettes. Tel est le préoccupant bilan de l'Agence des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui a été publié hier.

Avec plus de 15 millions de tonnes de poisson pêchées en 2015, la Chine est de loin le premier producteur mondial.
Avec plus de 15 millions de tonnes de poisson pêchées en 2015, la Chine est de loin le premier producteur mondial. © AFP / Liu Zhenqing / XINHUA

Aujourd'hui, dans le monde, 35 % des poissons péchés n'arrivent pas dans les  assiettes, soit parce qu'ils sont rejetés en mer, trop petits ou parce que ce sont des prises accessoires qui n'intéressent pas les pêcheurs, soit, encore, parce qu'ils pourrissent avant d'être consommés.

Le gaspillage s'explique surtout par des problèmes de conservation une fois à terre. Malgré des progrès enregistrés, les systèmes de réfrigération et de transport laissent encore à désirer dans certaines régions du monde.

L'aquaculture a dépassé la pêche

Le  rapport de l'Agence des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) confirme aussi que l'aquaculture a dépassé la pêche classique. En 2015, sur la planète, plus de 1 poisson consommé sur 2 est issu de l'élevage.

Ça n'a pourtant pas réduit la surpêche. 33 % des stocks de poissons dans le monde étaient surexploités en 2015, contre 10 % en 1974...

En  tête de ce triste palmarès, la mer Noire, mais aussi la Méditerranée, où près  des deux tiers des stocks sont exploités à un niveau biologiquement "non  durable". C'est le cas notamment pour les sardines, le merlu, le turbot ou le rouget.

La consommation annuelle par habitant de la planète est passée de 9 kilos en 1961 à une estimation de 20,5 kilos en 2017.

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