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Hôpital © Radio France

Le directeur général des hôpitaux de Paris Martin Hirsch s'attaque aujourd'hui à une montagne. Il veut réorganiser le temps de travail dans les hôpitaux parisiens (38 établissements, 75.000 salariés, hors médecins). Autrement dit, revoir les règles des RTT, fixées en 2002 et qu'il juge obsolètes .

L'APHP espère économiser 20 à 25 millions d'euros par an via cette réforme. Des discussions démarrent ce mercredi avec les syndicats afin de trouver un accord, de préférence avant l'été . Un chantier miné pour Martin Hirsch , qui joue gros, car s'il réussit, l'exemple de l'AP-HP servira de modèle sans doute à tous les hôpitaux français.

Depuis un accord signé en 2002, ses agents travaillent pour la plupart 7h36 par jour, ce qui fait 38 heures par semaine. Ils disposent du coup d'une vingtaine de jours de RTT chaque année , qu'ils ne peuvent bien souvent pas poser en intégralité, à cause de plannings mal ficelés et d'une organisation du travail chaotique. Les comptes épargne-temps gonflent à vue d'oeil, le nombre des heures supplémentaires aussi.

Accord de compétitivité

La direction propose donc aujourd'hui, via une négociation, de tout remettre à plat sans déroger aux 35 heures mais en s'organisant autrement : meilleure rotation des équipes, meilleure coordination des services, meilleure utilisation des blocs opératoires...

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On cherche l'efficience, précise la direction qui reconnaît aussi que dans cet esprit, il va falloir revenir sur l'accord de 2002 . Prévoir des journées de travail un peu moins longues mais mieux réparties, et des RTT en moins, par exemple.

La CFDT prédit que cela sera dur à faire passer. Pour la CGT , c'est non, comme l'explique Rose-May Rousseau

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Rose-May Rousseau

De fait, derrière ce projet de la direction des hôpitaux de paris, il y a évidemment la nécessité de faire des économies, 20 millions d'euros par an sur la masse salariale, qui représente 60% de son budget. C'est cela, ou alors il faudra supprimer des emplois, précise la direction, qui reconnaît que, finalement, c'est une sorte d'accord de compétitivité qu'elle propose à ses agents : un effort de productivité, contre le maintien des effectifs.

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