Le Parlement russe a voté le 26 juillet dernier l'ouverture de deux zones économiques offshore. D'ici octobre, les îles Rousski et Oktiabrski pourront accueillir les fonds russes placés à l'étranger et menacés par des sanctions américaines, mais espèrent aussi attirer des investisseurs européens et asiatiques.

En contrepartie d'investissements en rouble, les entreprises établies dans es deux zones pourront mener des opérations en devises étrangères sans restrictions.
En contrepartie d'investissements en rouble, les entreprises établies dans es deux zones pourront mener des opérations en devises étrangères sans restrictions. © AFP / Pavel Lisitsyn / Sputnik

Moscou aura bientôt non pas une mais deux principautés de Monaco. Le Parlement russe vient d'adopter en troisième lecture, le 26 juillet dernier, un projet de loi permettant la création de deux zones offshores en Russie.

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Deux zones offshore en Russie pour rapatrier les fonds étrangers

Par Loïc Vidal Giraud

Situées sur l'île Rousski, dans l'extrême-orient sud et sur l'île Oktiabrski, au sud de Moscou, sur la mer Baltique, les deux zones visent à protéger les fonds russes hébergés à l'étranger de sanctions américaines, annoncées en avril dernier, en les rapatriant dans des zones à la fiscalité avantageuse.

Avec une zone tournée vers l'Europe et l'autre vers l'Asie, la Russie espère également attirer, à terme, des investisseurs étrangers.
Avec une zone tournée vers l'Europe et l'autre vers l'Asie, la Russie espère également attirer, à terme, des investisseurs étrangers. / Capture d'écran Google Map

Entreprises étrangères uniquement

Ces zones, précise Le Monde, "présenteront toutes les caractéristiques d’une juridiction offshore : régime fiscal simplifié, avec une imposition portant uniquement sur le chiffre d’affaires réalisé en Russie ; opacité de la structure et de son bénéficiaire réel, dont l’identité ne pourra être révélée que sur demande des services de police ; mais aussi quelques spécificités adaptées au monde des affaires en Russie, en particulier un assouplissement du très strict système de contrôle des changes."

En contrepartie, les entreprises hébergées à Rousski ou Oktiabrski devront investir chaque année un montant minimum de "100 millions de roubles", soit approximativement 1,3 millions d'euros, pour pouvoir effectuer sans restriction toutes leurs opérations en devises étrangères.

Pour toutefois conserver les recettes fiscales de la Russie, les deux zones offshores n'accueilleront que des entreprises étrangères, et notamment les exilés fiscaux russes, mais pas les entreprises établies sous le droit russe.

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