Le système, déjà en place dans certains hôpitaux, est élargi à une quarantaine d'établissements de santé et encadré juridiquement.

Une quarantaine d'établissements de santé pourront participer à l'expérimentation sur trois ans "d'hôtels hospitaliers"
Une quarantaine d'établissements de santé pourront participer à l'expérimentation sur trois ans "d'hôtels hospitaliers" © Maxppp / Olivier Arandel

41 établissements en France ont été retenus par le ministère des Solidarités et de la Santé pour tester pendant trois ans le principe de "l'hôtel hospitalier". Parmi les établissements figure l'hôpital Necker à Paris. Désormais il est autorisé à signer une convention avec l'hôtel le plus proche, c'est à dire avec un établissement privé, qui reçoit habituellement une clientèle de tourisme ou d'affaires. L’hôpital peut alors proposer, à ses patients, jusqu'à vingt chambres par jour.

Etienne Grass, qui pilote ce dispositif pour l'Assistance publique Hôpitaux de Paris explique que les malades chroniques sont par exemple souvent astreints à des séjours de longue durée parce que les bilans à faire sont nombreux et qu'ils n'habitent pas à Paris : "On s’est dit qu'on pouvait leur offrir un meilleur service en leur permettant d'aller passer une partie de ce séjour dans un hôtel à proximité" explique-t-il.

Ce nouveau service concernera les patients ne nécessitant pas de soins médicaux particuliers et habitant à distance de l'hôpital, en amont ou en aval de leur prise en charge. Il doit permettre également d'éviter les transports fatigants lors de soins répétitifs dans le cadre d'une radiothérapie. Ce sont les médecins qui proposeront la solution hospitalière.

Accueillir plus de patients devrait permettre de financer la dépense hôtelière

L'hôpital négociera les prix des chambres "réservées en gros" aux hôtels proches, dans la gamme 60-80 euros. Il n'y aura aucun surcoût pour les patients qui ne verseront eux que le forfait hospitalier (19 euros).

Plusieurs autres hôpitaux souhaitent déjà bénéficier du système, explique Etienne Gras, "Ca permet de se concentrer sur notre savoir faire. C'est un pari de transformation, on y crois beaucoup pour l'avenir car c’est une façon de mieux penser à la fois le séjour du coté du patient que de nos organisations".

Meme si pour l'instant, la question n'est pas à l'ordre du jour, les hôpitaux souhaitent à terme que ce dispositif soit financé par la Sécurité sociale.

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