Pétroplus
Pétroplus © REUTERS/Philippe Wojazer

Il aura fallu seulement vingt quatre heures, pour passer de l'optimisme d'une reprise à l'angoisse d'un plan social chez Petroplus.

Hier, les administrateurs judiciaires de la raffinerie de Petit Couronne près de Rouen n'ont jugé aucune offre de reprise viable, qu’il s’agisse de celle du suisse Terrae, de l'égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat, du libyen Murzuk ou du chypriote FJ Energy. Pas de plan d'investissement précis et pas assez de preuves de financement pour la justice...

Conséquence annoncéé dès hier soir : le "plan de sauvegarde de l'emploi" est déclanché pour les 470 salariés qui devront attendre deux mois de plus avant d'être fixés sur leur sort, qui reste incertain tant la confusion règne sur le sérieux, ou pas des offres de reprise.

Les candidats à la reprise du site ont désormais jusqu'au 16 avril, date de l'arrêt d'activité de la raffinerie, pour déposer des offres complètes, les administrateurs provisoires du site disant n'avoir reçu que cinq "manifestations d'intérêt".

Les explications de Laëtitia Heuveline

Arnaud Montebourg, qui avait évoqué mardi "cinq offres formellement déposées", était toujours optimiste, hier, continuant à répéter qu’il y avait bien deux offres "sérieuses" sur la table, "crédibles, financées, qui demandent à être finalisées. C'est ce que nous sommes en train de faire."

Les deux offres "sérieuses" émanent selon le ministre des sociétés suisse Terrae et égyptienne Arabiyya Lel Istithmaraat, mais cette dernière a démenti avoir déposé une offre ferme, évoquant seulement un projet à l'étude. Le président d'Arabiyya Lel Istithmaraat sera à Paris devrait se rendre à Paris aujourd’hui.

Lundi, on nous dit qu'il n'y a pas grand-chose, mardi, on était vers le haut, et aujourd'hui plus rien !

Du côté des syndicats, le porte-parole de l'intersyndicale le PSE c’est "le scénario de tous les malheurs". "On a un mois pour finaliser l'ensemble, on ne lâchera rien."

Yvan Scornet

Après 15 mois de lutte, les salariés de Pétroplus espéraient avoir passé le plus difficile et s'avancer vers une reprise. L'espoir a été largement déçu hier. A la sortie de la réunion, c'était donc colère et abattemment pour les salariés rencontrés par Elise Thibault

La poursuite de l'activité du site ouvert en 1929, est prévue jusqu'au 16 avril.

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