Pierre Moscovici à La Rochelle
Pierre Moscovici à La Rochelle © REUTERS/Stephane Mahe

Lors de l'université d'été du Medef, le ministre de l'Economie et des Finances a donné des gages aux dirigeants français : il promet que les prélèvements sur les entreprises n'augmenteront pas en 2014, et que la réforme des retraites sera indolore.

Les prélèvements sur les entreprises n'augmenteront pas en 2014. Ils baisseront même ensuite, promet Pierre Moscovici, confirmant l'accent mis par le gouvernement sur le redressement de la compétitivité pour relancer l'économie et l'emploi.

Lors de l'université d'été du Medef, le ministre de l'Economie et des Finances s'est également engagé sur une poursuite de la baisse des coûts du travail, au-delà des 20 milliards d'euros déjà prévus grâce au crédit d'impôt compétitivité (CICE).

Une baisse qui doit compenser la hausse des cotisations pour financer la réforme des retraites. Ecoutez le ministre de l'Économie.

Pierre Moscovici précise que l'intégralité de la hausse des cotisations retraite des entreprises, décidée dans le cadre de la réforme annoncée mardi, serait compensée par une baisse des cotisations pour la politique familiale, non seulement l'an prochain mais sur l'ensemble de la législature.

Calmer le jeu

Le ministre a donné ces assurances devant des patrons français exaspérés par une série d'annonces, parfois contradictoires, sur de nouveaux prélèvements à venir pour boucler le budget 2014, résorber les déficits des retraites ou financer la transition écologique.

"Les prélèvements obligatoires sur les entreprises n'augmenteront pas dès le projet de loi de finances 2014", a indiqué Pierre Moscovici, qui a lui-même alimenté un des débats de cette rentrée en évoquant récemment l'existence d'un "ras-le-bol fiscal" chez les Français.

Le gouvernement prévoyait jusqu'ici pour l'an prochain une augmentation globale de six milliards d'euros des prélèvements obligatoires pour contribuer à la poursuite de la réduction du déficit public. Mais le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, a annoncé que la hausse serait finalement moins importante et que le budget 2014 tendrait vers une stabilisation du taux de prélèvements, déjà à un niveau record.

Le nouveau président du Medef, Pierre Gattaz, a fait de la baisse des prélèvements sur les entreprises son cheval de bataille et réclame une réduction de 100 milliards d'euros à terme, dont la moitié sur les cotisations sociales.

"Je voudrais vous faire applaudir d'avoir eu le courage de dire 'ras-le-bol fiscal'", a-t-il dit à Pierre Moscovici. "Vous avez lancé une nouvelle ère dans notre pays grâce à ces trois ou quatre mots".

Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef, s'est demandé "jusqu'à quand dans ce pays préfèrera-t-on des gens qui collectionnent les tableaux plutôt que ceux qui prennent des risques", une référence à la défiscalisation des oeuvres d'art.

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