La chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie (groupe Mulliez) présentera le 8 janvier aux salariés un projet de suppressions de postes, via des ruptures conventionnelles collectives.

Déjà en 2009 un plan social concernait 190 salariés de Pimkie
Déjà en 2009 un plan social concernait 190 salariés de Pimkie © AFP / DENIS CHARLET

Permises par la réforme du Code du Travail, ces ruptures de contrat amiables en nombre nécessitent un accord majoritaire avec les syndicats. Il s'agit d'une forme de plan de départs volontaires hors du cadre d'un plan social.  "Ils nous ont annoncé le 19 décembre en comité d'entreprise leur volonté de signer un accord de ruptures conventionnelles collectives", a expliqué Valérie Pringuez (CGT), secrétaire du CE Pimkie PPP.

Les négociations qui s'engageront le 8 janvier doivent durer un mois. La CGT a annoncé qu'elle ne signerait pas. 

Pour Maley Upravan (FO), la direction entend "s'éviter plein de contraintes" (de reclassement notamment) en supprimant des postes via des ruptures conventionnelles collectives. Si le projet aboutit, les salariés "vont payer des impôts plein pot sur leurs indemnités", a-t-elle dénoncé.  

Le chiffre officieux de 200 suppressions de postes en France circule. 

Pimkie compte 1.900 salariés en France.  Selon la secrétaire du CE, des groupes de travail, associant depuis plusieurs semaines les salariés à l'élaboration du plan de redressement de l'enseigne déficitaire, ont proposé la fermeture en 2018 de 81 magasins dont 20 en France, puis 40 autres en 2019 en Allemagne, "pays le plus touché".   

Pimkie dégraisse-t-il tous les 9 ans ? 

Pimkie international va finir l'année avec "un trou de 45 millions d'euros", dont "plus d'1 million pour la France", déficitaire pour "la première année", d'après Maley Upravan (FO).  Pimkie compte plus de 700 magasins dans 30 pays et emploie environ 5.200 salariés, selon le site internet de l'enseigne.

Pimkie se présente comme un  acteur majeur de la mode féminine et de l'habillement, travaillant  avec des fournisseurs basés en Asie, en Turquie ou encore en Afrique du Nord.

En 2009 déjà une centaine d'employés de l'enseigne s'étaient mis en grève au moment de Noël dans les locaux de la société à Wasquehal. Les grévistes demandaient de meilleures indemnités de départ dans le cadre d'un plan social. L'intersyndicale CFDT-FO souhaitait également la sauvegarde d'une quarantaine des 190 postes menacés ainsi que des garanties sur le reclassement des salariés concernés par le plan social.

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