"Ceux qui n'ont pas le couteau sous la gorge, je les invite à ne pas engager des plans de licenciements dans la période qu'on connait, alors que le marché du travail est plus difficile : c'est une question de responsabilité", a estimé la ministre du Travail, invitée d'On n'arrête pas l'éco sur Inter.

Elisabeth Borne, ministre du Travail, invitée d'Inter samedi 28 novembre.
Elisabeth Borne, ministre du Travail, invitée d'Inter samedi 28 novembre. © Radio France

Elisabeth Borne, ministre du Travail, a déclaré samedi espérer un reflux en France du chômage au quatrième trimestre ainsi qu'en 2021, poursuivant ainsi sa décrue après le pic de 6,157 millions de demandeurs d'emplois inscrits fin juin. "J'espère que, sur 2021, le chômage va pouvoir décroître, évidemment", a-t-elle dit sur France Inter, invitée de l'émission On n'arrête pas l'éco

"Notre économie a des fondamentaux solides et peut rebondir, et évidemment sur 2021 elle va rebondir, on a tous ces dispositifs exceptionnels pour amener les jeunes dans l'emploi (...) et vers des formations." "Évidemment, le deuxième confinement est un choc. Évidemment, on souhaite en sortir le plus vite possible. Mais je pense qu'on peut aussi avoir confiance, et il y a un plan de relance pour ça, sur la capacité de rebond de notre économie", a aussi estimé la ministre. 

"C'est une question de responsabilité"

Mais Elisabeth Borne a surtout lancé un appel à la responsabilité aux sociétés qui ont décidé d'importantes suppressions d'emplois, comme Danone et Total. "Ce que je dis très clairement - et j'ai eu l'occasion de le dire en direct à ces entreprises, c'est que ça n'est vraiment pas le moment d'envoyer des salariés sur un marché du travail où l'on a moins de chances de retrouver rapidement un emploi qu'en temps normal", a-t-elle répondu.

"Les entreprises qui sont confrontées à des grandes difficultés dans la crise, on leur donne tous les soutiens qui permettent d'éviter des licenciements."

"Je discute avec les dirigeants des entreprises pour qu'ils se saisissent de tous les dispositifs qu'on met en place pour éviter les licenciements", a précisé Elisabeth Borne. "L'activité partielle de longue durée, par exemple, ou quand on est amenés à faire un licenciement, des dispositifs pour que les salariés restent plus longtemps dans l'entreprise. On a étendu de 12 à 24 mois les exonérations de charges sur les congés de reclassement, pour que l'entreprise accompagne par des formations les salariés, si elle n'a pas d'autre choix que de s'en séparer."  

Mais pour "ceux qui n'ont pas le couteau sous la gorge", a poursuivi la ministre, "je les invite, vraiment, à ne pas engager des plans de licenciements dans la période qu'on connait, alors que le marché du travail est plus difficile. C'est une question de responsabilité."  

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