Le groupe automobile PSA a signé ce vendredi avec cinq syndicats un nouvel accord social, qui succède à l'accord de compétitivité de 2013 qui avait permis de redresser le groupe..

Nouvel accord de compétitivité chez PSA
Nouvel accord de compétitivité chez PSA © Radio France

L'accord de compétitivité de 2013, qui avait permis de redresser le groupe,  avait été rejeté par la CGT et la CFDT.

Cette fois-ci, le nouvel  accord baptisé "Nouvel élan pour la croissance" a été signé  par cinq organisations (FO, CFE-CGC, CFTC et SIA-GSEA, CFDT), représentant 80% du personnel. La CGT a refusé de signer, dénonçant "la poursuite des plans de suppressions d'emplois sous forme de départs volontaires et de préretraites non remplacées".

Des embauches contre plus de flexibilité

PSA prévoit  2.000 emplois jeunes par an, des congés séniors payés  à 70% du salaire de référence pour les salariés en fin de carrière, des mobilités internes et externes.  Cet accord comprend 1 000 embauches en CDI sur trois ans, condition exigée par les syndicats.

Lors de la signature, au siège du groupe, la CFDT a mis en avant  un bon accord qui préserve les intérêts des uns et les impératifs des autres.

En contrepartie, PSA rend encore plus flexible son organisation du travail. L''entreprise peut imposer jusqu'à 12 séances de travail supplémentaires dans l'année (le samedi) en cas de hausse d'activité. Les heures supplémentaires ne sont alors pas toutes payées, seulement les majorations. En contrepartie, quand l'activité ralentit, le salarié peut rester chez lui en évitant le chômage partiel, sans baisser sa  rémunération .

Le constructeur instaure également un nouveau régime de nuit  fondé sur le volontariat. En 2015, le groupe a vendu près de trois millions de véhicules dont un tiers produit en France.

Et l'avenir des sites français dans tout ça?

Le maintien des sites français n'est pas écrit noir sur blanc, contrairement à l'accord précédent, mais PSA promet de lancer huit nouveaux modèles  d'ici à 2019, dont au moins un par usine, ce qui garantit leur pérennité selon la direction. Objectif: produire un million de véhicules par an en France jusqu'en 2019, ce qui revient à stabiliser le niveau de production actuel.

La France restera la "base de référence" de l'ingénierie, le groupe s'engageant à ce que "85% des activités liées aux innovations technologiques soient réalisées" dans l'Hexagone, avec du personnel sous contrat PSA en priorité. Le constructeur développe en parallèle ses activités de recherche en Chine, en Amérique latine et, à compter de mi-2017, au Maroc.

Pas de gel des salaires

Contrairement à l'accord de compétitivité de 2013, le nouveau texte ne prévoit pas de gel des augmentations générales. Si la  performance économique est au rendez vous, PSA promet d'ouvrir chaque année les négociations salariales sur la base d'une enveloppe en hausse de 1% au-dessus de l'inflation (augmentations générale et individuelle confondues).

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