Drapeau grec avant la visite du Premier ministre grec Alexis Tsipras au siège de la Commission européenne à Bruxelles
Drapeau grec avant la visite du Premier ministre grec Alexis Tsipras au siège de la Commission européenne à Bruxelles © REUTERS/Yves Herman

Alors que le gouvernement d'Alexis Tsipras prépare un nouveau plan, alternative au programme en cours depuis 2010, Berlin a de nouveau mis Athènes en garde mardi soir : "Nous ne négocions pas de nouveau programme. Nous avons déjà un programme" a déclaré Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances.

A la veille d'une réunion d'urgence des ministres des Finances de la zone euro et à 48 heures d'un sommet européen à Bruxelles, les déclarations sur la dette grecque se sont multipliées mardi alors que les positions des uns et des autres restent très éloignées.

A Athènes, Yanis Varoufakis a expliqué devant les députés, avant un vote de confiance, qu'un affrontement avec les partenaires européens de la Grèce ne devait pas être exclu.

Alors qu'à Istanbul, où étaient réunis les grands argentiers du G20, Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances d'Angela Merkel, a prévenu - à la veille de la réunion mercredi à Bruxelles entre les autorités grecques et les dirigeants de la zone euro - que si Athènes refusait un nouveau programme d'aide, "alors ce sera fini". Il a ajouté attendre de la Grèce qu'elle présente des engagements.

Une position pas très éloignée de celle de Pierre Moscovici. Pour le commissaire européen aux affaires économiques et financières, les discussions sur une aide à la Grèce devaient se tenir dans le cadre "du programme en cours", dont Athènes veut au contraire s'affranchir.

Nous devons discuter dans un cadre collectif, commun, qui existe déjà, qui est celui du programme en cours. Ce programme reste notre ancre, notre boussole, notre référence.

Alexis Tsipras a eu cependant dans la journée une conversation qualifiée "d'amicale et de constructive" au téléphone avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne.

Aucun accord ne devrait être conclu cette semaine

Pierre Moscovici a souligné qu'aucun projet n'était pour l'instant en discussion et que la réunion exceptionnelle de l'Eurogroupe mercredi visait surtout à confronter les positions des différentes parties. Le prochain temps fort serait donc l'Eurogroupe de lundi prochain.

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