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Une semaine après une perquisition dans ses locaux, Uber France et sa gamme Uber Pop se font tout petit. Depuis le 1er janvier 2015, l'activité est très encadrée et la société est donc devenue plus exigeante avec ses chauffeurs. Jusqu'à en faire renoncer certains.

Pour rappel, le service Uber Pop n'est pas vraiment un système de VTC. Il s'agit d'une offre à moindre coût qui permet à n'importe quel conducteur de s'improviser taxi, en utilisant son véhicule personnel (une sorte de covoiturage rémunéré en quelque sorte). Un système devenu quasi illégal depuis le 1er janvier 2015 et l'entrée en vigueur de la loi Thévenoud pour réguler la concurrence entre taxis et VTC.

Le reportage de Léo Tescher

Professionnaliser l'activité

Depuis samedi, la société Uber est donc devenue de plus en plus exigeante avec les chauffeurs en devenir. Ils l'ont d'ailleurs appris par mail : désormais, pour prendre le volant d'un Uber Pop, ils doivent se déclarer en tant qu'autoentrepreneur, s'assurer et passer un test d'aptitude physique.

Uber espère ainsi rassurer sa clientèle et surtout les pouvoirs publics. Mais pour quelques conducteurs, c'est devenu trop contraignant.

Depuis samedi, Karim n'est plus chauffeur UberPop

Avec le statut d'autoentrepreneur, on va payer des charges, en plus des frais de notre voiture et de l'assurance. Moi, je fais à peu près 700 euros par semaine. Quand Uber prend son pourcentage, et avec les frais d'essence, j'arrive à 400 euros. Quand je vais être autoentrepreneur, je vais être à 300 euros pour travailler six jours sur sept. Ça vaut plus vraiment le coup.

Uber dit ne pas craindre d'autres départs comme celui-là. Mais des départs trops nombreux pourraient contrecarrer ses plans. En fait, avec ces nouvelles conditions d'affiliation à son service UberPop, Uber espère surtout professionnaliser ses chauffeurs les plus occasionnels, et ainsi les faire travailler à temps plein.

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