Après l'annonce de la fusion entre les deux géants européens du rail, le français Alstom et l'allemand Siemens, Henri-Poupart Lafarge veut rassurer sur le bénéfices attendus.

Henri Poupart-Lafarge, PDG d'Alstom, voit dans la fusion avec Siemens un outil pour "conquérir de nouveaux marchés, pour être plus fort".
Henri Poupart-Lafarge, PDG d'Alstom, voit dans la fusion avec Siemens un outil pour "conquérir de nouveaux marchés, pour être plus fort". © AFP / THOMAS SAMSON

Une opération de conquête

"Il faut comprendre dans quel contexte se fait cette opération [le rapprochement entre Alstom et Siemens Mobility, ndlr]. C'est une opération qui ne se fait pas pour restructurer ; c'est une opération qui se fait pour conquérir de nouveaux marchés, pour être plus fort sur les nouveaux marchés. Donc ça bénéficiera pleinement au groupe et s'appliquera pleinement à l'emploi."

La santé du groupe, meilleure garantie pour l'emploi

"Au-delà de ça, nous avons pris des engagements effectivement de maintien de l'emploi pendant les quatre prochaines années. Mais ce qui est important pour l'emploi, c'est la santé du groupe à long terme."

Très concrètement, pendant ces cinq prochaines années, pas un seul site français d'Alstom ne fermera.

Une alliance gagnant-gagnant

"Donc nous sommes pas dans une fusion globale. Le TGV ne passe pas sous pavillon allemand. Le siège restera basée à Paris, la cotation est à Paris également. Nous restons une société pleinement européenne avec un centre de décision important en France."

"Siemens est un groupe puissant, qui possède de nombreuses technologies, auxquelles nous aurons accès dans l'avenir, et qui est puissant financièrement, donc on va pouvoir aussi avoir accès à des des financements."

C'est le meilleur des deux mondes : nous avons à la fois l'ancrage que nous souhaitons, l’agilité que nous voulons et l'appui de Siemens. Les pouvoirs publics l'ont tout à fait compris et c'est pour ça qu'ils soutiennent la transaction.

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