Montage photo hypermarché
Montage photo hypermarché © Jan Willem van Wessel / Jan Willem van Wessel

Distributeurs et fournisseurs ont démarré ce jeudi leurs négociations commerciales annuelles pour fixer les tarifs des produits de grande consommation pour l’année à venir. Le gouvernement a tenté une médiation ce matin, et demandé aux enseignes de grande distribution d’abandonner leur course aux prix bas pour sauvegarder les emplois.

"Sortir de la logique de guerre ". Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, a posé les ambitions du gouvernement à la sortie de la table ronde qui réunissait ce matin représentants des agriculteurs, des industriels et des distributeurs au Ministère. Cette réunion lance un cycle de négociations doit durer jusqu’à fin février 2015.

De l'issue de ces tractations dépend la survie de certaines filières estime Xavier Beulin, président du principal syndicat agricole, la FNSEA.

Pour appuyer son soutien aux fournisseurs, le gouvernement a déjà tapé du poing sur la table plusieurs fois cette semaine. Hier, Stéphane Le Foll a expliqué que la déflation n’était bonne pour personne, et représentait une menace à terme pour l’emploi. Lundi, Manuel Valls a appelé les enseignes à "jouer le jeu du patriotisme alimentaire ".

Déclarations de bonnes intentions et vigilance

De son côté aussi, la grande distribution, d’habitude peu loquace, a multiplié les annonces. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe notamment Auchan, Carrefour, Casino, Système U, a par exemple annoncé avoir signé un code de bonne conduite avec la FEEF, la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France, qui représente 600 PME.

Mais Auchan / Système U et Casino / Intermaché ont tout de même conclu un accord pour acheter en commun. Les fournisseurs ont donc désormais moins d'interlocuteurs.

Les explications de Manuel Ruffez :

Alors ce matin, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a décidé de demander un avis à l’Autorité de la concurrence sur ces récents regroupements de centrales d’achats pour que "l'esprit de transparence règne ". Par ailleurs, le gouvernement va mettre en place un comité de suivi sur l’utilisation du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) pour s’assurer que ces fonds ne servent pas à alimenter la guerre des prix.

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