pour bercy, une entrée au capital de psa n'est pas à l'ordre du jour
pour bercy, une entrée au capital de psa n'est pas à l'ordre du jour © reuters

On s'attendait à des pertes... Mais pas à une perte historique. Cinq milliards d'euros en 2012. Un triste record, qui n'empêche pas le groupe de maintenir ses prévisions pour 2013 et les années suivantes. En 2011 PSA avait au contraire gagné 588 millions.

C'est un chiffre qui ne va pas rassurer les salariés du géant français de l'automobile : cinq milliards d'euros de perte en 2012. À titre de comparaison, le constructeur avait réalisé un bénéfice net de 588 millions l'année précédente.

En cause, la baisse du chiffre d'affaires, -5,2%. Mais aussi une perte opérationnalle de 1,09 milliards, et surtout des dépréciations d'actifs massives, à hauteur de 4,7 milliards d'euros.

C'est ce dernier point que critique le délégué CGT Jean-Pierre Mercier. Selon lui la direction de PSA utilise un artitice comptable.

Des chiffres liés aussi à "la détérioration de l'environnement dans le secteur automobile en Europe", un marché européen dont PSA est particulièrement dépendant.

L'annonce n'a pas provoqué de bouleversement, d'ailleurs la Bourse a même salué la politique de PSA, Marion L'Hour.

Prévisions maintenues pour les années à venir

PSA veut rester optimiste malgré ces mauvais chiffres. Le groupe compte notamment diviser par deux son rythme de consommation de cash, et vise un retour à l'équilibre de sa trésorerie opérationnalle d'ici fin 2014. Le constructeur compte surtout sur son plan de restructuration en cours, déjà très contesté sur le terrain de l'emploi. Il prévoit notamment la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois l'année prochaine, et plus globalement la suppression de 11.000 postes entre 2011 et 2014 en France (sur un total de 91.000).

Chez PSA on compte aussi beaucoup sur l'alliance avec l'Américain General Motors. Il faudra aussi vendre des actifs immobiliers pour remonter la pente. Mais pas question en revanche de lâcher l'équipementier automobile Faurecia, dont PSA détient 57,4%.

Pas question également d'une intervention de l'Etat pour aider PSA, par exemple en devenant actionnaire du groupe.

Jérôme Cahuzac l'a rappelé ce matin sur France Inter.

Le président du directoire Philippe Varin se veut rassurant : "Aujourd'hui, les fondations de notre rebond sont posées", promet-il. Bref, le remède à cette perte record serait déjà administré... Reste à voir s'il sera efficace.

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