grève à l'usine psa d'aulnay-sous-bois
grève à l'usine psa d'aulnay-sous-bois © reuters

L'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois a rouvert dans la matinée, après dix jours de grève, avant d'être à nouveau bloquée. Les grévistes ont immédiatement stoppé la chaîne de production. 400 salariés sont en grève, selon la CGT, 180 selon la direction.

Faux départ à Aulnay. L'usine sortait tout juste de dix jours de blocage, et devait reprendre une activité normale dans la matinée, sur fond de tensions. Perdu : la chaîne de production a immédiatement été bloqué par les grévistes (400 selon la CGT, 180 selon la direction, sur un total de 2.800 salariés).

Car la colère des employés ne faiblit pas. L'usine doit fermer en 2014, dans le cadre d'un plan de restructuration. Environ 8.000 emploiés doivent disparaître, sans compter les 1.500 départs naturels non remplacés.

Du coup, le départ à peine donné pour relancer la production, les grévistes, en habits de ville, se sont rassemblés dans l'atelier montage pour voter, à l'unanimité, la reprise du mouvement. Sous l'oeil d'une vingtaine de cadres déployés en "observateurs" par la direction, protégés par un cordon de sécurité.

Reportage sur place d'Alice Serrano.

Grève et absentéisme

Sur les lignes, des poignées de salariés ont attendu, en vain, que les outils pour fabriquer la Citroën C3 se mettent à démarrer... en vain. La plupart d'entre eux sont des intérimaires. Selon un porte-parole de la direction, "il y a énormément d'absentéisme. Dans le seul atelier de montage, entre 110 et 130 absents contre 50 pour un jour habituel. Ce qui explique pourquoi on a du mal à tourner".

"Il y a des salariés qui n'ont pas eu envie de venir. Ils ont choisi cette solution pour ne pas casser la grève", juge de son côté Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. Le syndicat dénonce "les pressions de la direction" qui a renforcé la présence de vigiles à l'entrée de l'usine et appelé "plus de 200 cadres" d'autres sites en renfort.

De son côté, la direction avait promis dans une lettre de "protéger" les salariés quand ils reprendraient le travail ce lundi matin. Elle avait aussi dénoncé des "dégradations" de la part des grévistes et des "intimidations" sur des non grévistes.

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