débrayage pour les salaires chez psa à mulhouse
débrayage pour les salaires chez psa à mulhouse © reuters

Le groupe automobile s'est engagé à augmenter sa production en France, et à y maintenir toutes ses usines d'ici 2016. En échange, il espère conclure avant fin octobre un accord avec les syndicats, engageant les salariés à plus d'efforts.

"En cas de signature de l'accord, PSA Peugeot Citroën s'engage à maintenir son activité en France à l'horizon 2016", explique le groupe dans un communiqué.

La condition est claire : PSA, lassé d'attendre un accord avec les syndicats après des mois de négociations (direction et syndicats se voient chaque semaine depuis le mois de mai), espère accélérer les choses en offrant des garanties.

Les garanties aussi sont claires : 930.000 unités à fabriquer cette année dans les sites français de PSA. Mais aussi le maintien des usines actuelles et une augmentation générale de la production. En 2016, on devrait atteindre le million de véhicules produits en France.

PSA produira au moins un nouveau modèle dans chacune des usines terminales en France, ce qui porte l'engagement de pérennité des sites au-delà du plan moyen terme 2016. Cela s'accompagne de 1,5 milliard d'euros d'investissements industriels, soit un niveau supérieur à l'investissement industriel réalisé ces trois dernières années.

Ce niveau d'activité permet de disposer d'une visibilité suffisante pour s'engager également à maintenir l'activité de toutes les usines terminales et organes mécaniques de PSA Peugeot Citroën en France.

Les syndicats, eux, sont invités à accepter les concessions demandées dans le futur accord : notamment sur les salaires, la mobilité et l'organisation du travail. Depuis la rentrée, les discussions bloquent justement sur ces sujets plus sensibles, avec l'annonce d'un quasi-gel des salaires en 2014 et des hausses limitées en 2015 et 2016.

Les explications de Manuel Ruffez au siège de PSA.

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