L'accord compétitivité doit être signé aujourd'hui chez PSA
L'accord compétitivité doit être signé aujourd'hui chez PSA © Reuters / Gonzalo Fuentes

Quatre syndicats sur six sont prêts à signer aujourd’hui à signer l’accord compétitivité chez PSA Peugeot Citroën. Le nouveau "contrat social" du constructeur va donc pouvoir être mis en place.

Philippe Varin, le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, peut enfin souffler. La CFE-CGC s'est déclarée lundi prête à signer l’accord de compétitivité dans l’entreprise.

Nous avons statué et malgré nos réserves nous allons signer l’accord. Nous resterons cependant vigilants quant aux modalités d'application. (Anne Valleron, représentante du syndicat CFE-CGC).

Comment réagissent les ouvriers ?

Le reportage de Mathias Kern à la sortie de l'usine de Saint-Ouen, qui emploie près de 600 personnes

Deux organisations syndicales, Force ouvrière (19% des voix environ) et le SIA-GSEA (14,5%), avaient indiqué dès la semaine dernière qu'elles devraient signer cet accord qui couvrira la période 2014-2016.

C'est un mal nécessaire. Si on ne repart pas, c'est 80.000 salariés à Pole Emploi. (Christian Lafaye, FO)

Enfin, la CFTC (12%) a émis une opinion favorable à l'issue de sa réunion de jeudi dernier.

63,5% d’avis favorables

Le contrat social recueillerait ainsi 63,5% d'avis favorables, soit nettement plus que les 30% requis par la loi. Reste que la direction du groupe espérait obtenir le soutien le plus large possible pour un accord impliquant pour trois ans l'ensemble des sites français de PSA.

Le projet prévoit notamment un quasi-gel des salaires en 2014 et une plus grande flexibilité dans la gestion des cadences et des mobilités , en échange d'un engagement de maintenir tous les sites et d'augmenter la production du groupe en France.

La CGT, principal syndicat du groupe avec 23%, a fait savoir qu'elle ne signerait pas. Elle pourrait être rejointe par la CFDT (13,5%).

Le précédent Renault

Avec la signature de cet accord, PSA emboîtera le pas à Renault, qui a conclu son propre accord de compétitivité en mars pour tenter d'adapter son dispositif industriel à un marché européen en berne.

L’accord chez Renault avait été signé par trois des quatre syndicats représentés à la table des discussions tandis que la CGT avait là aussi voté contre. La représentation syndicale chez Renault est moins éclatée que chez PSA, et l'encadrement y occupe une position plus forte puisque la CGC y est la principale organisation, devant la CGT.

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