Cinq syndicats ont signé la rupture conventionnelle collective proposée par la direction et qui concerne 1 300 salariés.

La rupture conventionnelle collective chez PSA est la première application de la réforme du code du travail par ordonnances
La rupture conventionnelle collective chez PSA est la première application de la réforme du code du travail par ordonnances © Maxppp / Pascal BROCARD

Le projet de ruptures conventionnelles collectives à PSA doit être validé ce vendredi en CCE. Il concerne 1 300 salariés que le constructeur automobile veut licencier. Le plan de PSA prévoit ensuite autant d'embauches en CDI en 2018. Le dispositif a été signé par les syndicats FO, CFDT, CFTC, GSEA et CFE-CGC. La représentativité additionné représente près de 78% des voix. Seule la CGT (19,6%) s'y oppose et parle d'un plan social déguisé. 

Les mesures d'incitation au départ prévoient notamment une prime allant de quatre à huit mois de salaire. A ces ruptures conventionnelle s’ajoutent 900 "congés seniors".

Le détail des départs volontaires envisagés par la direction de PSA site par site en France

Cette rupture conventionnelle collective (RCC) chez PSA est la première application de la réforme du code du travail par ordonnances qui permet de supprimer des postes via des départs volontaires, sans justification économique.  

La chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie a été contrainte d'y renoncer, faute d'accord avec les syndicats. Ce qui oblige les dirigeants à négocier un plan de départs volontaires plus contraignant. 

Les Inrocks et la société du Figaro envisagent de recourir au RCC. Chez Carrefour, la direction l'aurait publiquement envisagé pour négocier le départ de 200 salariés.

Pour Muriel Pénicaud, cet accord est "une bonne illustration de ce que c'est que la rupture conventionnelle collective".  "Ça permet à l'entreprise d'anticiper le futur, de se restructurer, de s'organiser et sans créer du drame social, du chômage". Pour la ministre du Travail qui s'exprimait lors d'une conférence de presse "On voit bien dans le cadre de PSA que ça fonctionne et je dirai même que le système est très robuste, parce qu'il y a un autre cas dont on a beaucoup parlé dans la presse, Pimkie, les organisations syndicales ne l'ont pas souhaité après avoir consulté en masse et donc ça ne se fait pas et on prend le dispositif classique", a-t-elle ajouté. 

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