Geodis
Geodis © Radio France

Lors d'une grève en avril dernier, la filiale de la SNCF a envoyé une lettre à certains de salariés pour les dissuader de participer au mouvement. La direction évoque "de lourdes conséquences sur l'emploi" des grévistes.

Dès la première phrase, la lettre de la direction pose le décor : elle est là pour "alerter" les salariés qui participent au mouvement social. "Nous vous alertons sur le fait que les heures de grève ne seront pas rémunérées. Toute journée d'acion auquel vous assisterez sera une journée de salaire en moins sur le fiche de paye."

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La suite est tout aussi anxiogène, voire plus... La direction affirme carrément que le mouvement social en lui-même pourrait avoir des conséquences néfastes directement sur l'emploi des salariés de Geodis.

Nous souhaitions vous informer que ce conflit social pourrait avoir à l'avenir de plus lourdes conséquences sur votre emploi dans la mesure où nous sommes en négociation commerciale [...] Toute insatisfaction de ces clients aura évidement un impact négatif sur la poursuite de nos liens contractuels.

En clair, s'il doit y avoir échec des négociations à cause de la grève, ce sont les salariés qui pourraient en pâtir.

Une mesure qui a scandalisé certains salariés. Le témoignage de l'un d'entre eux, contacté par Marion L'Hour.

Le courrier a été envoyé à chaque salarié à son domicile. Il est même directement adressé, non seulement à l'employé, mais aussi à sa famille.

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