Le dispositif "chèque énergie", expérimenté dans quatre départements depuis début janvier, est étendu à toute la France. Dès ce lundi, les premiers chèques, qui remplaceront les tarifs sociaux de gaz et d'énergie, vont être expédiés. Près de 4 millions de personnes en bénéficient.

Le chèque énergie sera distribué automatiquement dès ce lundi (photo d'illustration)
Le chèque énergie sera distribué automatiquement dès ce lundi (photo d'illustration) © Maxppp / Simon Daval

Les ménages les plus modestes vont recevoir à partir de ce lundi un chèque énergie. D'un montant moyen de 150 euros et expédié annuellement, ce chèque vise à remplacer les tarifs sociaux pour le gaz et l'électricité.

Contrairement à ces tarifs sociaux, le chèque énergie ne nécessite aucune démarche pour en bénéficier : il est adressé directement aux bénéficiaires, sur la base de leur déclaration de revenus, d'ici à fin avril.

Seul hic : les personnes qui ne rempliraient pas de déclaration, en l'absence de revenus, ne seront pas référencés.

Montant variable...

Le montant varie selon le revenus fiscal de référence et la composition du foyer : entre 48 et 227 euros maximum pour un couple avec deux enfants qui déclare 10 000 euros par an. 

Vérifiez votre éligibilité

En pratique, ce chèque énergie est libellé au nom du bénéficiaire, mais n'est pas encaissable dans une banque. Il permet de régler directement le fournisseur d'énergie, que ce soit pour du gaz, de l'électricité, de fioul domestique ou d'autres combustibles de chauffage, bois, biomasse... 

Il peut aussi servir à régler des travaux de rénovation énergétique. 

...Mais insuffisant

Le dispositif qui vise à simplifier les démarches, mais qui est bien loin de couvrir les besoins réels. L'observatoire nationale de la précarité énergétique (ONPE) estime la dépense d'énergie d'un ménage précaire pour son logement à 1 925 euros par an. 

Aujourd'hui, 1,3 million de bénéficiaires reçoivent 228 euros par an pour payer leur électricité. Demain, ils devraient percevoir 70 euros de moins. Or, pour l'ONPE, avec l'augmentation de 35 % des prix de l'énergie depuis 2008, ces ménages les plus modestes auraient besoin de 500 à 700 euros par an.

Rien d'étonnant, selon le médiateur de l'énergie, que plus d'un tiers des ménages baissent le chauffage pour éviter de trop grosses factures.    

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