François Asselin
François Asselin © IP3 PRESS/MAXPPP

Les patrons de la CGPME doivent élire ce mercredi leur nouveau président. Pas de suspens, il est seul en lice. C'est donc François Asselin, 50 ans, qui remplacera Jean-François Roubaud, 70 ans, en poste depuis 2002. Les PME, il connaît : il dirige depuis plus de 20 ans une entreprise de 140 salariés, spécialiste dans la restauration de monuments historiques.

Les fenêtres de la galerie des Glaces au Château de Versailles, la charpente du Château de Chinon ou encore la restauration de la galerie des Batailles à Chantilly, tout est signé de l'entreprise Asselin, spécialiste en menuiserie et ferronerie d'art. C'est une entreprise familiale des Deux-Sèvres, créee par le père de François Asselin. Le fils a repris l'activité au début des années 90.

C'est à cette époque qu'il s'engage dans les syndicats patronaux, à la Fédération française du bâtiment notamment, un des piliers de la CGPME, fédération dont il est vice-président depuis plusieurs années. Un pied à Paris, un pied en province, François Asselin compte passer au moins un jour par semaine dans son entreprise, pour garder le contact avec le terrain, et rester un patron de PME, confronté au poids des charges et des formalités :

Je suis là pour que le fardeau des entreprises ne soit pas encore alourdi.

Son credo : pas de contraintes nouvelles pour les PME. Son autre chantier : faire adhérer plus de monde à la CGPME. Curieusement, l'organisation patronale a peu de cotisants. Or, d'ici 2017, c'est sur le nombre d'adhérents qu'on jugera de sa représentativité, d'où la bataille menée en ce moment avec le Medef qui vise lui aussi à asseoir son influence sur les petites entreprises.

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