Le conseil d'administration de Renault se réunira prochainement pour examiner les candidats à la succession de Carlos Ghosn, près de deux mois après son arrestation au Japon.

Le conseil d'administration de Renault pourrait acter, dès dimanche soir, le remplacement de Carlos Ghosn.
Le conseil d'administration de Renault pourrait acter, dès dimanche soir, le remplacement de Carlos Ghosn. © AFP / Yasuyoshi CHIBA

Renault s'est officiellement mis en quête d'un successeur à Carlos Ghosn jeudi, au lendemain d'un appel de l'État français pour une nouvelle gouvernance, le PDG du constructeur français restant incarcéré au Japon probablement pour de longs mois en raison de trois inculpations pour abus de confiances et autres malversations financières.

Après avoir longtemps défendu la présomption d'innocence et avec les révélations qui se multiplient et ternissent chaque jour un peu plus l'image de l'homme d'affaires, Renault, comme l'État français, son premier actionnaire, ne pouvait plus laisser traîner sans nuire aux intérêts du groupe. "J'ai toujours indiqué, en rappelant la présomption d'innocence de Carlos Ghosn, que s'il devait être durablement empêché, nous devrions passer à une nouvelle étape. Nous y sommes", a déclaré le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, mercredi soir sur LCI.

Quatre prétendants

Parmi les prétendants, Jean-Dominique Sénart fait figure de favori. L'actuel patron de Michelin a en effet plus d'un atout à faire valoir. Grand industriel, il connaît l'automobile depuis des années. Et surtout, son mandat à la tête de Michelin s'achève officiellement en mai prochain, il est donc logique qu'il prépare la suite de sa carrière.

En embuscade se trouve Didier Leroy, actuel numéro 2 de Toyota. Il a l'avantage de déjà traiter avec le Japon et de connaître la maison. Chez les syndicats de la maison au losange, on se souvient d'ailleurs d'un fichage de salariés à l'usine Renault du Mans, il y a 20 ans. Didier Leroy y était alors l'un des cadres du site.  

Troisième sur la ligne apparaît le nom de Patrick Pélata. Une hypothèse plus cocasse, lorsque l'on sait que l'ancien numéro 2 avait été forcé à quitter Renault il y a 8 ans, après la fausse affaire d'espionnage qui avait, à l'époque, frappé le constructeur automobile. L'Élysée lui a récemment confié une mission  sur les véhicules autonomes. Preuve qu'il est toujours un peu dans la course.  

Une course à laquelle pourrait se mêler aussi, Thierry Bolloré, lequel assure l'intérim à la tête de Renault depuis mi-novembre et la surprenante arrestation de son PDG.

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